vendredi 4 avril 2025

Bernay-en-Champagne2025

 

       BERNAY-EN-CHAMPAGNE

         COMMUNE NOUVELLE

                     26/09/2018

BERNAY-NEUVY-en-Champagne 

                   6 Avril 2025 

Itinéraire: Groupe LSR72
Nombre de participants: 53
Terrain: Bitume 70+30% chemins
Temps: beau temps+ couvert fin de parcours
Départ:13h56, Parking sortie du bourg de Barnay
Stationnement:Parking idem a ci-dessus
Durée: 3h10mn au GPS
Parcours:  10,48km,
Difficulté: Facile
Dénivelé Positif: +30m
Dénivelé Négatif: -21m
Point Haut:  159m

Point bas: 127m

Départ: 13hrs56mn
Balisage:  Rouge+Jaune+Personnalisé
Températures: 17° 

Nombre d'habitants:+/-3 699 habitants

Gentilé: Bernoise, Bernois.

Bernay-en-Champagne se situe à +/-25 km au nord du Mans.

NOMBRE DE VISITE DE NOTRE BLOG: 30360 visiteurs.

Historique:

D’où vient le nom de Bernay ? Diverses étymologies ont été données : du Gaulois, « bren Ac », demeure du chef ; de l’anglo-saxon « Barn », Grange.

M. Le baron de Bordigné a écrit que la langue celte aurait désigné par « Ber Nai » un beau gué.

Avec plus de sécurité le nom de Bernay peut se rapporter à une forme primitive « Brennacus » devenue « Bernacus » par métathèse. C’est l’origine de nombreux Bernay, Brené, Bernac, Brenat. « Brennacus » est dérivé du nom d’homme gaulois « Brennos », latinisé Brennus. Il ne serait pas impossible que la base de Bernay fut un Briniacus. Souvent en effet dans la majeure partie des pays de langue d’Oil la mouillure de N dans le groupe NI n’a pas lieu lorsque ce groupe est précédé de R ou de R+I ; formes anciennes de « Berneio » en 1080, de « Bernayo » en 1280.

 TEMPS ANTIQUES :Quoi qu’il en soit, depuis les temps les plus reculés sans doute, des habitants se sont fixés sur les rives de la Vègre, la « Viger ou Viturgis » des Romains, à l’abord des gués les plus praticables où aboutissaient des chemins reliant deux contrées. Le chemin principal reliant les « Cénomans », Manceaux, aux « Diablintes », habitants du nord-est de la Mayenne, traversait le Gué-Busson à Bernay, gagnait vers la Cône et Chazé et revenait vers Saint-Symphorien, en traversant le territoire aujourd’hui enclos dans le parc de Sourches, en un lieu « qu’on reconnaît encore à son creusement », écrivait le baron de Bordigné vers 1840, puis il gagnait la Charnie pour aboutir à Sainte-Suzanne comme aujourd’hui. Il n’est pas douteux que la région boisée descendait autrefois jusque sur la rive droite de la Vègre ; la Champagne seule était cultivée.

Un chêne gigantesque, dernier témoin des anciennes forêts, existait encore près du Coudray vers 1840. Ce chêne était tellement extraordinaire que le géographe Jaillot l’a fait figurer sur sa carte du diocèse du Mans, éditée en 1706. D’après le baron de Bordigné, qui a connu ce chêne, Cou Drai aurait pu signifier maison de druide. Il disait que ce chêne si vieux pouvait avoir vécu à l’époque des derniers « Blut-Tree » arbres du sang, et que le spectre d’une druidesse apparaissait, croyait-on encore de son temps, au Coudray. Ce nom très fréquent dans le Maine est venu de « Corylétum », d’où en romain « Colretum » Coudray, lieu planté de coudriers. Les formes anciennes sont nombreuses : Corylétis en 1142, Coudretis en 1330, etc… On a écrit aussi que ce nom s’applique fréquemment à des terres de bois défrichées autrefois pour être mises en culture, ce qui ne fait que confirmer tout ce qui précède. Sur la rive gauche de la Vègre on aurait retrouvé des traces d’un atelier romain et des médailles de Constantin. L’historien Pesche dit que trois médailles du Bas-Empire furent trouvées à Bernay, lors de la construction d’un réservoir sur les bords de la Vègre, par H. Lecornué. Les Romains, qui occupèrent la Gaule pendant près de 500 ans, construisirent de belles et grandes voies de communication, dont l’une, allant de leur « Subdunum » (Le Mans) à Neodunum (Jublains) capitale des Diablintes, passait bien près de Bernay, par le Novus Vicus (Neuvy) qui devint une agglomération importante, et Bernay se trouva dépendre administrativement de ce Vicus qui lui-même faisait partie de la condita de Brûlon, sorte de chef-lieu régional.

MOYEN AGE: Sous l’épiscopat de Gauziolème, évêque du Mans (762-770), nous retrouvons la même circonscription administrative. Neuvy est alors Viscus-Publicus, bourg public, et bien qu’il y ait déjà une chapelle ou oratoire à Bernay, c’est à Neuvy que les habitants doivent faire baptiser leurs enfants et se faire enterrer. Cet usage des baptêmes et enterrements, à l’église du bourg public, dura plusieurs siècles, en certains lieux mêmes jusqu’au XIIIme, paraît-il, mais Bernay eût son cimetière dès le XIme. Quatorze bourgs publics dépendaient du chapitre de la cathédrale du Mans en l’an 802. L’église du VIIIme siècle à Bernay était déjà dédiée à St Pierre et St Paul.  Au cours du IXe siècle des guerres, des pillages ruinèrent nos campagnes. St Aldric, évêque du Mans (832-856), reconstitua ou créa plus de 330 métairies, dont une à Bernay, qu’il dota des chevaux, bœufs, vaches, porcs, moutons, chèvres nécessaires. Bernay faisait toujours partie de la vicairie de Neuvy dans la condita de Brûlon (Berniacus in condita Novicense in Bruslondense). Les moulins de Bernay remontent à une époque reculée, ils ont sans doute toujours occupé l’emplacement actuel. Toutefois un très ancien barrage ou déversoir a existé à environ 500 mètres en amont. Sur les restes de cet ancien ouvrage a récemment été assis un massif béton pour retenir les eaux du bief. Patrice de Sourches (1081-1090), ayant tué accidentellement le fils de Geoffroi de Brûlon, lui cède l’église et le cimetière de Bernay, les dîmes, terres, vignes, prés, moulins et droits féodaux sur iceux.  Geoffroi de Brûlon passe ce don aux moines de la Couture, qui ont fondé un prieuré à Bernay sous l’épiscopat de Gervais (1035-1055), et Patrice de Sourches leur concède le droit de prendre du bois en la Charnie pour, peut-être, construire leur prieuré et une nouvelle église, en remplacement de celle du VIIIme siècle. Mais quand le seigneur de Bernay (Patrice de Sourches) allait au monastère de la Couture, les moines devaient lui fournir le pain, le vin et l’avoine à son cheval. Un souterrain existait allant du prieuré, actuellement propriété de la famille Georges, vers la Roche-Tabary. Au début du XIIIme siècle, le diocèse était divisé en sept archiprêtres très étendus. Bernay, avec les paroisses voisines, faisait partie de celui du Passais, s’étendant principalement au pays des Diablintes, et du doyenné d’Evron. Mais, cette division ne répondant plus aux besoins de l’époque, l’évêque Maurice (1216-1231) incorpora Bernay à l’archiprêtré de Sablé. On trouve à cette époque le nom de fiefs ou petites seigneuries, existant sur le territoire de Bernay, telles que : Bordigné, la Roche-Tabary, Quinsay, Chazé, Nourray. Toutes, ainsi que les seigneurs de Bernay, qui ont existé sous ce nom, relevaient de la seigneurie de Sourches. Vers la fin du XVme siècle, il n’y eut sans doute plus que les seigneurs de Sourches à porter le titre de Seigneurs de Bernay. Bernay, qui au moyen âge et même assez longtemps après la révolution, eut son marché hebdomadaire le lundi, fut un centre de transactions, d’affaires et aussi de juridiction. En l’an 1299 un conflit s’élève entre Patrice de Sourches et le sacriste de la Couture, sur leurs droits respectifs à vendre leur vin dans le bourg, pendant les 40 jours du ban seigneurial avant l’Ascension. Ils transigèrent, Sourches vendit pendant les 26 premiers jours et le sacriste pendant les 14 derniers. Les seigneurs de Sourches avaient le droit de haute, moyenne et basse justice, et leur tribunal était au bourg de Bernay, là où sont les anciennes Halles. Le 2 décembre 1405 Jean III de Sourches rendait un aveu, pour ces droits, au Baron de Ste-Suzanne, comte d’Alençon. Des fourches patibulaires, à trois piliers, étaient dressées sur le Tertre des Bourrelleries (de bourrel, bourreau), au sommet sans doute où pousse aujourd’hui le vieux chêne aux coucous, sur lequel, dit-on, le premier coucou se fait entendre chaque printemps. Un habitant de Bernay, Guillaume Mahot, maçon, a relaté en 1462 avoir vu : « de son temps justice patibulaire à trois piliers, qui de présent est choiste, et vit un homme exécuté en icelle ». Les seigneurs de Sourches percevaient aussi des droits sur les marchandises traversant Bernay, comme en témoigne une déclaration de Jean III Le Vayer en 1405, relatant leur existence, « sur denrées ou autres choses qui doivent coutume de pris ou acquit, qui sont menées conduites ou trépassées au long et au travers de la dite ville de Bernay et du pont de la Roche-Coynon ». S’il n’y a pas encore de pont sur la Vègre à Bernay, le vieux chemin, traversant le beau-gué, a repris son importance depuis longtemps sans doute, avec la disparition des belles voies romaines délaissées, non entretenues, et de tous les vestiges de la civilisation gallo-romaine, sous les invasions des barbares. Y eut-il une maison des chevaliers du célèbre ordre des Templiers à Bernay ? Cela paraît certain d’après ce qui suit : « Le 29 novembre 1417, Jean Ferrand seigneur de Beauvergier et de Sourches et Jehenne de Vassé son épouse baillèrent à Jean Chevalier maréchal, demeurant à Bernay, deux mazerils et murailles où anciennement avait maisons, le tout en un tenant avec un jardin dépendant d’icelles murailles, sis au dit bourg de Bernay, nommez le Temple, joignant d’un cousté une muraille qui sont des hospitalliez, et autres cousté la rivière de Vaigre ».  Cette maison de Templiers hospitaliers devait être entre la route actuelle et le gué Busson et dépendre de la commanderie sise à Saint-Julien : le Temple. Vers 1440 fut construite à Bernay, par Jean II de Vassé, une maison importante pour loger Guillemine Epinard. La tradition désigne la maison à Tourelle et escalier en vis appartenant à Mlle A. Hulot ; mais sur des titres de l’an XII cette maison est appelée le Prieuré, avec jardin et dépendances joignant le chemin de la Quinte et le chemin de Longnes. Une autre belle construction de l’époque de la Renaissance, dont il ne reste que quelques vestiges, existait à l’angle de la Grande-Rue et de la rue du Bas-Busson. C’est à Bernay, au siège de leur juridiction, que les seigneurs de Sourches recevaient les hommages de leurs vassaux, comme le fit en 1460 Guillaume du Bouchet pour les sieurs : Giroys de Neufvy, de la Rouauldière, et de Moiré. Cette juridiction était exercée par un bailly, un procureur fiscal et un greffier. Le tribunal siégeait tous les samedis. Les appels allaient à la Flèche et pour les cas royaux à Sainte-Suzanne. En 1532 le prieur de Bernay se nommait Martin de Broc, il l’était en même temps des Biard en Avoise. De 1537 à 1544, Bernay vit sans doute passer d’importants cortèges. Mgr René du Bellay, évêque du Mans, avec sa suite, se rendait, à cheval, dans le Bas-Maine, où il fit plusieurs voyages. C’est au 30 octobre 1552 que remonte la fondation d’un collège à Bernay par un prêtre nommé Matignon, dans l’emplacement même qu’occupent la maison d’école des garçons et la mairie actuelle. A l’époque troublée des guerres de religion, Bernay eut-il à souffrir des gens d’armes ou bandes de pillards qui, pour ou contre la Ligue, infestaient les campagnes ? On s’armait sans doute contre eux, car en novembre 1587 M. de Bordigné cédait, moyennant deux escus, des arquebuses au procureur de la fabrique d’Amné, pour la défense des habitants de cette paroisse. Si les habitants de Bernay cédaient des armes aux autres, c’est qu’ils en étaient pourvus. Leurs voisins de Ruillé, vers 1585, avaient entouré de murs et fortifié leur église et le petit cimetière, et acheté de la poudre et du plomb. En 1597 habitait à Bernay Françoise du Bouchet de Sourches, dame de Vaux. Le 13 octobre 1601 eut lieu le baptême d’une cloche, par Etienne Babin, curé de Neuvy, parrain Honorat du Bouchet, seigneur de Sourches et de Bernay. La paroisse de Bernay comportait, outre le prieuré, un curé et un vicaire ; ce dernier jouissait des revenus de la prestimonie, située en face du prieuré, près du collège. C’est à un curé de Bernay que la tradition attribue la construction du pont sur la Vègre, qui remonte à une date antérieure à 1650. Il comprend trois arches au cintre surbaissé, dit en anse de panier, l’arche du milieu plus large que les deux autres. Le chemin était sans doute bien mauvais des deux côtés du pont, car on avait construit pour les piétons, sur le bord sud de ce chemin, entre la rue du Bas-Busson et le pont, et depuis celui-ci jusqu’à la croix de Bordigné, une murette désignée sous le nom de « levée de maçonnerie ». Le nom de levée est resté à cette portion de route. Les habitants de Bernay désignaient alors leurs rues sous les noms suivants : Grande-Rue, rue du Moulin, rue du Bas-Busson, rue Bourgeoise (route de Neuvy) pourtant peu construite. Sans doute étaient-ils fiers de leur bourg déjà coquet. Est-ce de là que leur est venu le titre de : Glorieux de Bernay ? De nombreuses transformations semblent avoir eu lieu dans le quartier compris entre le pont et le Gué Busson. Au XVIIIme siècle, ce qui est actuellement la propriété de Mme Dudan portait le nom de : Notre-Dame du Pont, et derrière de Haut-Eclair. Pourquoi N.-D. du Pont ? Y eut-il là une statue, un oratoire, une chapelle, vestiges peut-être des Templiers ? Un quartier de pierre tombale datant de 1233 représentant un chevalier sous son armure, vraisemblablement trouvé en ce lieu avec d’autres qui ont disparu, a servi dans la maçonnerie d’une maison voisine. Ne peut-on en conclure que les Templiers étaient inhumés dans leur cimetière particulier en cet endroit ? Dans un mur de la maison de Mme Dudan, construite par M. Minier, percepteur à Bernay vers 1842, est encastrée une pierre portant une sorte d’écusson ovale, sur lequel on lit : « M. Payen 1571 ». C’est sans doute la date d’une précédente maison, édifiée en ce lieu. Il y eut bien une famille Payen, notable dans Bernay, à cette époque, comme en témoignent les saisissantes mentions de sépultures que voici : « Le vingt-troisième jour de janvier de l’an mil cinq cent quatre vingt un, Nicolas Payen rendit son esprit à Dieu sur les trois heures après midi, et fut apporté le corps en l’église et différé à enterrer le lendemain ». Le vingt-quatrième jour de janvier Quels sombres évènements, peut-être, nous révèlent ces trois morts simultanées, dans la même famille ? C’est l’époque où des bandes de huguenots pillards parcourent  1581, Michel Payen père . Nicolas rendit son esprit à Dieu sur les sept heures du matin, et fut inhumé son corps « par messire Estienne Babin en l’église . Bernay, et fut mis le corps . Nicolas en les bras de son père, tout en une mesme fousse, à une mesme heure. » Et quatre jours plus tard, c’est Louise Launay femme de Michel, mère de Nicolas, qui est enterrée, par le curé Matignon, à côté de son mari et de son fils. et ravagent notre région. Occupaient-ils Bernay ? La famille Payen a-t-elle été leur victime ? Pourquoi le curé de Neuvy, Estienne Babin, est-il venu faire l’inhumation du père et du fils ? Le curé Matignon de Bernay, et son vicaire, avaient-ils du fuir, ou se cacher pendant quelques jours, pour sauver leur existence ? Toutes suppositions possibles. Dans la suite des temps il y eut probablement en ces lieux, sur le bord de la rivière, une tannerie ; des substructions, encore existantes dans le sous-sol, indiquent des cuves en solide maçonnerie. De l’autre côté de la rue du Bas-Busson fut une huilerie. La Vègre a été une rivière réputée pour la qualité de ses poissons. L’historien Le Paige écrivait en 1777 « La rivière de la Vègre fournit d’excellents poissons, de la perche et du brochet ». Mais ses abords étaient toujours difficiles, et les chemins desservant le pont bien mal entretenus. Vers 1740, Louis II du Bouchet, venant sans doute de Paris visiter la construction de son château de Sourches, faillit rester embourbé peu après avoir franchi le pont. En juillet 1760 les fourches patibulaires sont relevées sur le Tertre des Bourrelleries, et des poteaux, aux armes du marquisat de Sourches, sont plantés sur les paroisses en dépendant, dont Bernay. En janvier 1771, le roi, ayant dissout le parlement, en avait exilé les membres en différents lieux déterminés. L’un d’eux, M. de la Coste, âgé de 21 ans, fut relégué à Bernay. Il y en avait aussi un à Conlie, un autre à Sillé. Le 8 septembre 1784, Mgr de Gonssans donnait, dans la chapelle Saint-Nicolas de Sourches, la confirmation à 820 fidèles venus de diverses paroisses, et notamment de Bernay. En l’an 1787, la première municipalité de Bernay, réunie en vertu de l’édit du 23 juin de cette même année, comprenait : Louis de Bouchet, marquis de Sourches et seigneur de Bernay, André Launay, curé de la paroisse, Pierre-François Le Cornué, sindic, les deux premiers membres de droit, le troisième désigné par l’autorité, et cinq membres élus par les habitants âgés de 25 ans, imposés pour trois journées au moins à 15 sols. Les électeurs étaient alors au nombre de 36 bien-tenants. On comptait à Bernay 100 feux. En 1789 on en compte 94 et 400 communiants. Pour être éligible il fallait être imposé pour 10 journées, représentant 7 livres 10 sols. La population était de 470 habitants au-dessus de 7 ans. La cure de Bernay, à la présentation des moines de la Couture, était estimée à 800 livres de revenus. Le 17 août 1788, les registres communaux constatent le désastreux état de toutes les récoltes, foins et céréales, dû à des pluies continuelles au cours du printemps et de l’été. Le chanvre, qu’on cultivait alors en petite quantité, était est-il dit, de qualité ordinaire, et il y avait très peu de fruits. On pourra en écrire autant de 1930.

 EPOQUE CONTEMPORAINE: Les évènements se précipitent et se déroulent dans l’ordre suivant : 1er mars 1789, convocation des états généraux de la commune, devant la porte de l’église, lieu ordinaire des délibérations. Le Cornué, sindyc, et le curé Launay sont députés à la sénéchaussée et présidial de la Flèche. Le 28 février 1790, ont lieu les déclarations exigées par le décret de l’assemblée nationale du 18 novembre 1789. Des déclarations faites par le curé de Bernay il résulte que : « la cure possède la maison presbytérale, grange, étable, écurie, deux toits à porcs, cours, issues, deux jardins clos de murs, de un journal, le lieu des Isles comprenant une maison, grange, étable, écurie, cour, jardin, 29 journaux de terre, cinq hommées ¼ de prés, dont deux sans regain, valant année courante 400 livres ; à Tennie, Neuvy et Coulans, 3 journaux de terre affermés 35 livres. Il perçoit sur les moulins de Bernay, par an, 6 boisseaux de grains par tiers, froment, méteil, mouture, valant 30 livres ; en la paroisse, la moitié des grosses, menues et vertes dîmes, sur laquelle moitié, aux sieurs religieux de la Couture au Mans 30 boisseaux de grain, mesure de Conlie, en quatre lots : froment, méteil, mouture, avoine ; la dite moitié valant 1 500 livres ». En plus, dîmes et rentes diverses, 165 livres. Mais cela n’allait pas sans diverses charges : entretien du presbytère, et pour ¼ du chœur chancel et clocher de l’église, soit 175 livres, un dîner au sénéchal et sergent du marquisat de Sourches : 6 livres, et diverses rentes ou obligations envers le chapelain de St. Nicolas de Sourches, la fabrique, le séminaire, le seigneur du fief, et pour recommandations, messes et offices divers, le tout montant à 140 livres 42 sols. La fabrique possède 15 journaux de terre à Bernay, Tennie, Neuvy, et Amné, un bois taillis d’un arpent, deux hommées de la prée commune, et quatre vingt deux livres de rentes diverses, en tout 300 livres. Charges envers le curé, le vicaire, frais d’entretien et d’ornements : 219 livres, et 20 sols pour la visite du Doyen. Déclaration par l’abbé Lemaire, vicaire, de la prestimonie du Fresne, composée d’une maison, grange construite à ses frais, jardin, trois journaux de terre, valeur 80 livres. Charges : frais d’entretien 15 livres, 12 messes 12 livres et à chacun des seigneurs de Sourches et de Bordigné 6 deniers de cens. Le collège dépendant de la paroisse comprend : maison, étable, jardin, deux journaux ½ de terre, valeur 36 livres, charges 6 livres. Le prieuré, appartenant aux moines de la Couture, et ses dépendances, était alors affermé 3 000 livres ; ses charges étaient de 652 livres. Le 14 juillet 1790, la Garde Nationale, créée pour assurer l’ordre public, ayant pour commandant Le Cornué, assiste à la Messe et prête serment à la municipalité. Salve de canon sur la place des Halles. Le 10 octobre, ordonnance pour la clôture des fuyes et colombiers. Le 14 novembre, gros incident : Brice Launay, frère du curé, grenadier de la garde au Mans, assistant à la messe, affiche des allures provocantes vis-à-vis de M. de Bordigné, colonel de la milice de Bernay, qui lui reproche sa tenue, d’où échange de rapports et délibérations entre le conseil de la garde au Mans et la municipalité de Bernay. Autre incident : Le vicaire Jacques-Michel Lemaire, ayant refusé de prêter serment à la constitution, entre en lutte avec son curé assermenté. Malgré ce dernier il officie, administre les sacrements, fabrique des hosties pour donner la communion aux nombreux fidèles, qui ont pris parti pour lui. Le 20 février 1791 il est destitué, et remplacé par l’abbé Michel-Jean Richard, assermenté. Le 27 mars, La municipalité ordonne des prières publiques pour remercier Dieu de la convalescence du « Roy, monarque si chéri » et on tire des salves d’artillerie. Le 5 décembre 1791, élection d’une nouvelle municipalité comprenant : 6 officiers municipaux, dont le maire et le procureur, auxquels sont adjoints douze notables. Il y a alors à Bernay 46 électeurs et 545 âmes. Pierre-François le Cornué, notaire, est élu maire. La perception des impôts était donnée à l’adjudication au rabais. Le 8 avril 1792, Jacques Porcher l’obtient pour 6 deniers par Livre. Le 19 septembre 1792, les habitants de Bernay demandent aux administrateurs du directoire départemental, une réduction d’impôts basée sur ce que « La paroisse de Bernay a considérablement perdu de valeur depuis l’ouverture de la grande route du Mans à Laval, parce que la même grande route du Bas-Maine passait par Bernay, pour aller du Mans à Ste-Suzanne, à Evron, Mayenne et Laval, ce qui en a intercepté et anéanti le commerce, principale richesse d’un lieu. La suppression de la ci-devant juridiction de Sourches, à Bernay, dont le ressort était de très grande étendue, et y avait donné lieu à l’établissement d’un marché et de plusieurs foires, qui faisaient une branche de communications et de richesses, ont encore beaucoup contribué au dépérissement de la paroisse ». Il y avait alors deux foires : le lendemain des Rois et à l’octave de la Fête–Dieu, marché tous les lundis. Ces marchés existaient encore pour les menues denrées, vers 1855. Ils se tenaient devant et sous les halles et aussi sur la petite place, aujourd’hui jardin, près du gué Busson. Depuis janvier 1791 la commune était partagée, conformément à la loi, en deux districts séparés par la rivière : section de la Champagne, section de la Vègre. Le 22 avril 1792 Le Cornué notaire fait une déclaration concernant le défrichement du tertre des Bourrelleries. Le 24 juin la municipalité proteste contre l’enlèvement du Roy. L’année 1792 est marquée par l’enrôlement des volontaires. Les officiers municipaux, et ceux de la garde nationale, s’unissent pour susciter quelques enrôlements. Le 24 août on fête les volontaires allant de Loué et Epineu à Sillé. On dépense chez Porcher, marchand et hôte, 146 livres 4 sols. La contribution foncière de la commune s’élève à cette époque à 970 livres 19 sols 6 deniers. Le 17 septembre, réquisition de chevaux, charrettes, harnachements et armes. A bordigné, Peuvret, homme d’affaires, présente 3 chevaux, dont deux sont pris avec quelques objets de harnachement, et deux pistolets d’arçon. Au prieuré, Teillay donne un pistolet d’arçon. Le 24 mars 1793, une commission composée du maire et de plusieurs membres de la municipalité, procède au désarmement des personnes suspectes, et se fait remettre, par le personnel de Bordigné, 3 fusils et une hache. Le 15 avril, la municipalité envisage de contraindre les acquéreurs des biens nationaux à verser la somme nécessaire, pour envoyer aux armées 9 hommes demandés à la commune. Le 6 Nivose an III (27 décembre 1794), les officiers municipaux demandent avec instance, aux administrateurs du Directoire de Sillé-la-Montagne, 50 hommes de troupes pour faire des patrouilles, René Jardin, à la Bruandière, ayant été dévalisé la nuit par les brigands. Le diocèse, était alors divisé en 20 missions, Bernay fait partie de la 15e, celle de Sillé. L’église de Bernay, vendue comme bien national, avait été achetée par M. de Bordigné ainsi que celle de Neuvy, mais il n’y avait plus de curé à Bernay. Le curé Launay est alors Doyen de Sillé, et son vicaire Jean Le Mesle, qui lui avait succédé, est lui-même parti. A cette époque malheureuse, Bernay fût témoin de la déroute d’une partie de l’armée vendéenne, défaite au Mans le 13 décembre 1793, et vit défiler hommes, femmes, enfants dans le dénuement le plus complet. Beaucoup de ces malheureux trouvèrent un asile momentané dans les bois de Bordigné et la Charnie ; des maisons charitables recueillirent femmes et enfants, qui purent y attendre le décret d’amnistie, leur permettant de rentrer dans leurs foyers. Mais que de drames obscurs ! On a dit qu’à leur passage à Bernay quelques Vendéens auraient disparu. La ruelle descendant aux prés, derrière la Grange Piot aurait vu des scènes tragiques. Un prêtre vendéen, sa mère, ses deux sœurs, son domestique furent fusillés dans le cimetière. Une femme, au cœur généreux, et d’une grande vaillance, à laquelle plusieurs historiens ont rendu hommage, Madame de Bordigné, ne cessa de s’employer, pendant la période la plus aiguë de la tourmente révolutionnaire, au soulagement de toutes les misères. L’abbé Pauloin a écrit d’elle, qu’attentive à tous les genres d’infortunes et ne voulant en laisser aucune sans lui porter secours, ses revenus tout entiers s’en allaient, chaque année, en bonnes œuvres. Bordigné abrita plusieurs prêtres, notamment l’abbé Pivron, ancien curé de Craon, qui ne craignit pas d’exercer son ministère à Bernay et environs. Dans son histoire de la Chouannerie l’abbé Pauloin dit ce qui suit : « Chose surprenante ! Dans un pays, devenu si suspect par la présence des nombreux proscrits qui y avaient élu domicile, dans une contrée si souvent et si minutieusement fouillée par les agents du pouvoir, sur un théâtre de tant de combats, que ne cessaient de traverser les troupes républicaines, attirées par la division St. Paul, il se passait des scènes religieuses qu’on eût en vain cherchées sur tout autre point de la France. Non seulement les saints mystères étaient célébrés, chaque semaine devant une nombreuse assistance, mais encore les grands bois de Bernay retentissaient, de temps à autre, des chants solennels d’une multitude chrétienne, agenouillée autour d’un autel improvisé ». L’abbé Pivron fut néanmoins dénoncé, arrêté, conduit à Chassillé, puis de là, d’une seule traite, à Sillé. Madame de Bordigné l’accompagna à pied, pendant ce trajet, par les mauvais chemins, pour le défendre. Elle faillit mourir d’épuisement en arrivant à Tennie ; on lui avait refusé d’entrer à Bordigné, au passage, pour prendre un peu de pain. Elle eut la consolation de sauver son protégé, avec l’aide de l’ancien curé de Bernay, André Launay, alors doyen de Sillé. L’abbé Pivron mourut vicaire général à Vannes. Le 10 Thermidor an VIII (30 juillet 1801), le maire de Bernay dresse un « aperçu des pertes que les brigands ont fait en la commune de Bernay ». De ce document il résulte que, chez 28 habitants, les armes fusils et pistolets, des objets divers et quelque argent ont été pris. Les plaignants sont : Moreau, Gagnon, Leturmy, Gravier, René Tricot, maréchal, Dézalay, Cointreau, René Morin, la veuve Bignon, Julien Martin, Jean Leturmy, Michel Coutelle, Jean Champion, René Levillain, Julien Gasseau, Claude Cointereau, René Jardin, Ambroise Marreau, François Charlot, René Guet, Joseph Lelasseux, François Poirier, René Cornu, Jacques Porcher, Julien Lepert, Mathurin Teillay, René Gaugain. Le 17 Pluviose an XI (7 février 1803), la municipalité propose à M. de Bordigné de lui racheter l’église, pour 660 livres. Cette proposition n’eut pas de suite. Le 24 Messidor (14 juillet), la municipalité demande un curé et le rétablissement de Bernay en succursale. On appelait alors ainsi une paroisse possédant son desservant particulier. Or il n’y avait plus de curé à Bernay depuis le départ de l’abbé Lemesle, et Bernay était desservi par un prêtre de Neuvy, qui était succursale. La municipalité propose même de réunir à Bernay, qui est bien situé pour cela, des communes voisines, disant que si elle ne possède pas d’église, elle en dispose néanmoins grâce à la libéralité de M. de Bordigné, et elle s’engage à assurer le logement d’un Curé. En cette année 1803, Bernay fut témoin de grandes fêtes à l’occasion du mariage de M. Pierre-Alexandre de Bordigné avec Mademoiselle Emilie de Vanssay. Le régime a changé, les idées aussi. Le 15 août 1806, fête de Napoléon, messe solennelle, Te Deum, revue de la garde nationale, jeux divers. Le 7 décembre, on fête l’anniversaire du couronnement de Bonaparte et de la bataille d’Austerlitz. Le 30 juillet, la municipalité eut à protester contre un projet de réunion civile de Bernay à la commune de Neuvy. Trois ans après encore, le 2 août 1809, il lui faut se défendre contre le même projet, et elle demande toujours avec instance un curé. Le 9 juin 1811, grande fête et réjouissance pour la naissance du roi de Rome. Aguilé, percepteur, fait chanter des couplets enthousiastes, de sa composition. En 1814, la France est envahie, les troupes Prussiennes ont poussé jusqu’ici, et ont établi leurs avant-postes à Bernay sur l’antique chemin du Bas-Maine. Une compagnie de l’armée du général Blücher cantonnera de 1815 à 1818, sur le tertre des Bourrelleries, où est dressé un important bûcher, prêt à allumer en cas d’alarme, pour alerter d’autres postes d’observation, notamment celui de Chauffour. Un jour, dit-on, le feu prit accidentellement à ce bûcher, d’où grand émoi chez les Prussiens, qui réquisitionnèrent les habitants pour éteindre ce signal intempestif. En janvier 1821, nouvelle et instante réclamation de la municipalité pour obtenir un curé desservant son église, redevenue propriété communale, par la donation que lui en a faite le baron de Bordigné, sous la condition expresse qu’elle serve à l’exercice du culte. Le 7 octobre 1822, délibération demandant que Bernay soit rattaché au bureau du Mans, pour le service de la poste. Le 13 mars 1828, une ordonnance royale rétablissait la paroisse de Bernay en succursale. Un curé, Monsieur M. Duhay s’installait, mais repartait dès le 1er octobre suivant, faute d’un logement convenable. La construction d’un presbytère s’impose. Le 1er mars 1829, vote de 4 000 francs pour cette construction, sur terrain acquis de Félix Desgrouas pour 800 francs. Devis de construction 8 500 fr., don de M. de Bordigné 2 000 fr. Le 31 mai 1830, pose de la première pierre. M. et Mme de Bordigné, étant à Paris, sont représentés par M. le curé Besnier. Portier à la tête de 40 hommes sous les armes, maire et conseil présents, décharges de coup de fusil, plantation d’un mai, distribution de 160 livres de pain aux pauvres, tournée pour la troupe à l’auberge de Bourneuf, danse, et vote de remerciements à M. le baron de Bordigné. Peu de temps après, M. de Bordigné et son fils, qui, à la tête d’une petite armée de partisans, avaient pris les armes pour Charles X contre Louis Philippe, furent obligés de fuir la France, proscrits, pour ne rentrer qu’en 1838. Le 15 février 1832, le conseil municipal adresse ses remerciements à M. le marquis de Tourzel, qui a donné de la pierre, pour encaisser une partie impraticable du chemin de St-Symphorien, et du bois en Charnie, pour la construction de l’école élevée par souscription publique. Il s’agit de l’école de garçons, à construire au carrefour des Croix, sur un devis de 2 550 fr. Les conseillers expriment également leur reconnaissance, à Mme la marquise de Tourzel, d’avoir obtenu du ministre et de Mgr l’Evêque, le rétablissement de la paroisse de Bernay. En 1832, la population de Bernay était de 618 habitants, dont deux cent soixante dix dans le bourg, comprenant cinquante cinq feux. Elle était alors desservie par le bureau de poste de Sillé-le-Guillaume. Le 13 août 1837, sur l’invitation de la préfecture, le conseil désigne : « vingt individus aptes à remplir les fonctions de sapeurs pompiers ». Ces pompiers sans pompe, qui n’eurent pas de successeurs, comprenaient six maçons : Poirier, Alexis Delouche, Davoust, Guilleret, Beaufils, Joseph Pancher ; six couvreurs : François et René Bourneuf, Cerbelle, Pierre Cornu, Pierre Beauri, Coutard ; trois scieurs de long : Hubert Ferré, Leblanc, Jean Délétang ; un charron : Pautonnier ; un maréchal : Briffault ; un tailleur de pierre : Laloue ; un menuisier : Michel Charles ; un entrepreneur : Gilbert. Le 12 mai 1841, Mgr Bouvier, évêque du Mans, donne la confirmation à Bernay. C’était la première visite d’un évêque à Bernay. La population lui fit une réception très solennelle, et un repas fut offert à Bordigné à l’évêque et au clergé. En 1842, construction du chemin de grande communication N° 16, du Mans à Ste-Suzanne. L’ancien chemin, pour aller de Bernay à St-Symphorien, était difficile et compliqué. Il suivait à peu près le tracé de la route actuelle, jusqu’à l’angle aigu, qui a été coupé, que faisait alors le parc de Sourches en face de Gouin, puis tournait brusquement à droite, longeant les murs du parc pendant près de 700 mètres, pour revenir à gauche, par un chemin passant derrière Vaujours et aboutissant à l’entrée du bourg aux Trois Croix. Le 7 juillet 1845, le canon tonne à Bernay, mais c’est le canon des fêtes. Une salve de 21 coups annonce l’arrivée, qui aura lieu le lendemain, de M. Pierre-Armand de Bordigné et de sa jeune épouse Stéphanie de Fay, mariés à Danizy (Aisne) le 19 juin précédent. Le 8 juillet au matin, nouvelle salve de 21 coups, arrivée des jeunes mariés et de leur cortège de parents et amis, au son d’une dernière décharge d’artillerie, dans Bernay pavoisé ; réception à la descente des voitures, par M. Le Cornué, au milieu d’une foule évaluée à 5 000 personnes venues de toutes parts, et aux accents de la fanfare de Fresnay, grand banquet de près de 400 couverts, festin pour les pauvres, jeux, feu d’artifice. Le chemin de grande communication N° 9, de Conlie à Loué, date de 1844. Le chemin vicinal N° 3, de Bernay à Ruillé, est de 1845. La fondation du bureau de bienfaisance remonte à l’année 1846. Cette même année, la municipalité demandait la distribution journalière de la poste chez l’habitant. En 1847, année de cherté extraordinaire des grains, commencement d’émeutes ; des hommes armés se réunissent dans la Charnie, mais des secours viennent et tout s’apaise. Le baron de Bordigné avait, par testament, légué douze cents francs aux bureaux de charité de Bernay et Neuvy, six apprentissages de métiers pour garçons et filles à Bernay et à Neuvy, deux lits à l’hôpital du Mans, un pour Bernay, un pour Neuvy. Le conseil délibéra, à plusieurs reprises, pour l’acceptation de ce testament. Finalement, le 15 mai 1855, il accepta les deux premiers legs, mais refusa le lit à l’hôpital, sous prétexte qu’aucun pauvre ne voulait y aller. L’ouverture du chemin vicinal N° 6, de Bernay à Tennie, remonte à 1853. Le 4 août 1861, le conseil décide l’agrandissement du presbytère ; les travaux s’élevèrent à 2 350 francs. Le 3 avril 1864, décision d’acquérir la maison de Robeveille, instituteur, pour agrandir l’école. Les frais d’acquisition, et de travaux d’appropriation, s’élevèrent à 7 700 francs environ. La construction du chemin vicinal N° 6, de Bernay à Parennes, était décidée dès le 11 février 1870, mais la guerre y apporta quelque retard. Après la bataille du Mans, 12 janvier 1871, Bernay vit passer une partie de l’armée française en retraite, fantassins et cavaliers mêlés, sur les routes rendues presque impraticables par une épaisse couche de neige. Une résistance d’arrière-garde fut organisée, pour arrêter les ennemis, sur la levée, en travers de laquelle des peupliers avaient été abattus. Un hulan, faisant partie d’une reconnaissance, fut tué d’une balle près du pont. A la signature de l’armistice, survenue peu après, le dernier poste de l’armée prussienne, sur la route de Ste-Suzanne, fut, comme en 1815, établi à Bernay ; la sentinelle avancée était en faction au bout du chemin du Coudray. Un nombreux état-major occupait Bordigné. En mai 1871, les Prussiens ont évacué Bernay. Le 28 de ce mois, le conseil municipal fait ses comptes. L’occupation ennemie a coûté, à la commune, 3 656 francs. Le 16 novembre 1873, est décidée la construction du chemin vicinal N° 4, vers Amné. Le 11 novembre 1875, le conseil vote l’abat des peupliers, existant alors sur les bas-côtés de la levée, et dont plusieurs étaient arrachés par un ouragan survenu la veille. Le produit de la vente de ces peupliers devait être employé aux réparations nécessaires du clocher, par M. Vérité, architecte. Le 8 mai 1876, n’ayant pas eu la visite de l’architecte, le conseil pense à s’adresser à d’autres. Il vote la construction d’un lavoir communal. Et le 8 mai 1881, est adoptée la construction d’une école de Filles. Le 25 octobre, un emprunt de 9 000 francs est voté ; le ministère donne 10 000 francs, l’achat des immeubles déjà existants, et travaux prévus, s’élèvent à 19 788 francs. Pendant près d’une année, au cours de 1883 et 1884, une grande compétition est ouverte entre Bernay et St-Symphorien, pour la possession d’un bureau de poste à créer. De nombreuses réunions du conseil ont lieu à ce sujet, dans lesquelles les décisions manquent de fermeté, ou même se déjugent. St-Symphorien va peut-être l’emporter, lorsque la question est étudiée par le sénateur Cordelet, ami personnel de mon père, qui peut faire valoir la cause de Bernay. D’autre part, M. le comte de Ruillé, offre, à l’administration des postes, un local gratuit pour 18 années. Le bureau reste à Bernay et est ouvert le 1er octobre 1884. Le télégraphe y sera installé le 25 septembre 1892, et le téléphone, en 1903. Ce fut en 1877 que, pour la première fois, un médecin vient s’installer à Bernay. M. le Docteur, comte de Trolong du Rumain, y exerça pendant 45 ans. Le poste, resté vacant à sa mort (23 janvier 1922), ne sera repris qu’en 1926, par le Docteur Yves-Henri Leroy dont le cabinet se trouvait place des halles. 5 février 1885, création de la succursale de la Caisse d’Épargne à Bernay. Le 15 juin 1890 le conseil Municipal reporte l’assemblée, ou fête patronale, du 16 juillet au dimanche après le 29  juin. Une autre assemblée a lieu le troisième dimanche d’octobre. Le 10 décembre 1907, la commune de Bernay achète pour y établir Mairie et École de garçons, les immeubles actuels, rentrant ainsi en possession du vieux collège de 1552. Ces immeubles, acquis comme bien national en 1792 par M. Le Cornué, étaient devenus en 1820 la propriété de M. Morin, à la Cône. Mme Rondeau, petite-fille de ce dernier, les céda en 1907, à la commune, pour un prix gracieusement réduit en faveur de Bernay, à la modique somme de 4 000 francs. Un emprunt de 13 500 francs fut souscrit pour couvrir les frais d’achat et de construction d’une classe. Les anciennes École et Mairie, furent vendues le 8 septembre 1912 pour 3 520 francs. Le 29 février 1928, la commune de Bernay adhère au Syndicat intercommunal de la Champagne du Maine pour l’électrification. Un emprunt de 105 800 francs est contracté, les travaux exécutés au cours de l’hiver suivant. Le 16 mars 1929, à 23 heures, le courant électrique est donné ; les 13 lampes municipales éclaires les rues, les cadrans lumineux du clocher donnent l’heure dans la nuit. Ce rapide aperçu historique sur Bernay s’achève sur un souvenir comme peu de communes en France pourraient en évoquer. Le mercredi 19 novembre 1930, à 15 heures, un vrombissement puissant et proche se faisait entendre, et dans le ciel de Bernay apparaissait, à faible altitude, au-dessus même du bourg, un bel oiseau rouge, qui n’était autre que le ?, don du grand industriel François Coty, volant d’Angers à Rouen, piloté par les glorieux aviateurs Costes et Bellonte, qui, les premiers, sur cet historique avion, réussirent la traversée de l’Atlantique, d’Europe en Amérique.

 


 

                                                 Différents itinéraires sont proposés.

                        Bernay-Neuvy-en-Champagne vue générale du pont et du Lavoir


Jusqu’en 1880, le lavage du linge s’effectue dans le lavoir privé du moulin de l’Étang. Arrive un nouveau propriétaire qui ne souhaite pas poursuivre cette coutume.


 

      Centre MFR (Maison Familiale Rurale) Établissement Professionnel, Agriculture-Elevage, Services aux personnes-Santé-Social, TEA=Technicien entrepreneur en Agriculture. Navette possible, internat pension complète. dans un parc arboré de 5 hectares.Ses imposantes bâtisses dont le Château et le cloitre issues d'un ancien Carmel.

SEIGNEURS DE BERNAY ET DE BORDIGNE: Au début de IXe siècle la seigneurie de Bernay appartenait à l’évêque Francon 1er (794-816). Il l’avait acquise pour l’église du Mans. Des ennemis puissants lui disputaient ses possessions, il dut soutenir des procès pour les conserver ; grâce aux titres qu’il possédait, et aux témoignages de plusieurs hommes nobles du pays, il eut gain de cause, conserva la belle terre de Bernay, dont il augmenta les revenus, et la transmit à son neveu et successeur Francon II. Voici ce que nous savons des personnages qui portèrent les titres de seigneurs de Bernay et de Seigneurs de Bordigné. Des Guérin, Elinand, Guillaume, seigneurs de Bernay au XIIe et XIIIe siècles, nous savons peu de chose. On voit Guérin présent à la fondation du Prieuré de Vernie. Guillaume est cité dans le cartulaire de l’Église du Mans. En 1256 Ada, dame de Bernay, fait un don de dîme, sur un territoire lui appartenant à Baugé, au chapitre de la cathédrale du Mans. Entre 1372 et 1379 un Jean X de Bordigné est abbé de St-Vincent du Mans, sous le nom de Jean V. Un autre Jean de Bordigné, époux de Guillemnine des Chères, meurt en 1445.De 1490 à 1503 le fief de Bordigné est entre les mains de Roland, fils du précédent. C’est de cette famille qu’est issu le chanoine de l’église  d’Angers, Jean de Bordigné, docteur en droits civil et canon, régent de la faculté de droit civil sous le nom de Jean de Bernay, auteur de l’histoire d’Anjou et du Maine, publiée en 1529, histoire que Louis XI demandait, dès 1478, aux gens de la chambre d’Angers. Un autre de Bordigné, né en 1531 à Angers, est également connu comme poète. Le 29 août 1545, Françoise de Bordigné, âgée de 14 ans, était autorisée dans un acté rédigé par Mathurin Bernard, notaire juré de la court de Ste-Suzanne, à accepter le don, à elle fait, d’une maison nommée le Chasteignier, sise en la rue des Quatre-Œufs, à Angers, paroisse de la Trinité, par une demoiselle Marguerite Lefaucheux. L’acte se termine ainsi : « Fait au dit lieu de Bordigné, présent le dit escuyer Gabriel de Bordigné, père de la dite Françoise, messire Jehan de Bordigné, chanoine de l’église d’Angers, et messire Roland Le Roux, prestre demeurant en la paroisse de Bernay ».  En ces mêmes temps existait une famille de seigneurs de Bernay. Robert fait en Août 1471 et février 1476 des déclarations à sourches pour : « maison et hébergement à Bernay, joignant au prieuré et au chemin du Mans ». Même déclaration faite le 13 janvier 1482 par François de Bernay, dont la veuve Jeanne de Grez, dame de Bonne Fontaine en Anjou, en fit la vente à René du Bouchet, le 19 février 1503. Le 26 février 1590 noble Pierre de Bordigné, veuf, épouse Mlle Marie Le Bourdais en l’église de Bernay, en présence de ses enfants : Pierre, Sébastienne et Françoise, et de Jacques Lemeunier marchand à Bernay. Le 3 septembre 1594, Honorat de Bordigné est témoin, avec autres, dont Jacques Lemeunier, dans la prise de possession, par le seigneur de Sourches, de la butte Chamaillard, près son château de Sourches le Vayer. Jacques Lemeunier, fils du précédent, épouse en 1609, Françoise de Bordigné. Sébastienne épouse Antoine de Hernault, escuyer. 1er avril 1611, mort de Pierre de Bordigné, inhumé en l’église de Bernay. Le 21 janvier 1613, Madame de Hernault vend les deux tiers faisant sa part dans la terre de Bordigné, dont : « maison seigneuriale, terre, prés, bois, carrière de pierre de taille, droit de pêche et droit de fuye », à Isaac Thabaudin, seigneur de la Chevalerie. L’origine de la famille Thébaudin (Thébaldinus) serait italienne. Deux frères Thébaudin et Poubaudin auraient levé en Allemagne un corps de cavalerie, et se seraient mis au service du roi Charles VII contre les anglais Char de Bernay au comice de Conlie Écusson communale fait de roses en papier Un chevalier Thébaude combattait aux côtés de Dunois au siège d’Orléans, faisant partie de L’ost du seigneur d’Alençon. On trouve des Thébaudin à Baladé, à Torcé-en-Charnie, puis à Valaubin, à Ruillé. Isaac Thébaudin, devenu seigneur de Bordigné, épousa Marguerite Auger, dame de la Rozelle. Leurs héritiers et successeurs sont : 1645, Dominique, avocat au parlement de Paris, administrateur des hospices du Mans, époux de Renée de Vaigreville ; 1720, Pierre Dominique, conseiller et procureur du roi au siège de la sénéchaussée du Maine, époux de Françoise Roblot ; 1741, Pierre Dominique, son fils et successeur dans ces charges, époux de Louise-Françoise Poisson ; 1749, Pierre-Denis Dominique, conseiller du roi en sa cour des monnayes, époux de Marie-Julie Duchesne, qui eut une si héroïque attitude pendant la révolution.  « II y a, dit Le Paige, dans la paroisse de Bernai, le fief de la Roche-Tabary réuni à la terre de Bordigné ; cette terre est considérable, la maison est bien bâtie et les dehors en sont fort agréables, la famille de Bordigné a occupé des places distinguées tant au Présidial du Mans que dans les cours supérieures à Paris ». En 1816, Pierre-Alexandre Marie, baron de Bordigné, époux de Émilie de Vanssay, succède à son père. L’historien Pesche classe le baron de bordigné au rang des hommes remarquables de la province du Maine. Ce fut dit-il : « un homme d’esprit, ami des sciences et des lettres ; doué d’un caractère aimable et facile ».Son fils, Pierre Armand, épousa mademoiselle Louise Stéphanie de Fay. De cette union naquit mademoiselle Marie Marguerite Louise, qui épousa le 1er juin 1865, M. Henri-Geoffroy de la Planche, comte de Ruillé. Leur fils M. Alfred Henri guillaume, propriétaire actuel  de la terre de Bordigné, est né au château de Gallerande, le 7 août 1866.
      Nos quatre encadrants(tes) du jour:
Nicole,Bénédicte,Pierre et Claude...

 

 
       
LA VEGRE: La Vègre prend sa source à Rouessé-Vassé,son cours est de 85,1 km, elle se jette dans la Sarthe à Avoise, à une dizaine de kilomètres en amont de Sablé-sur-Sarthe. ( on hésitait encore au XI entre les prononciations Végrie et Vègre).
 



              IL faut être vue , pour être connue, voilà qui est fait...
 


          Une petite pub pour nos Sarthois...



        LE LAVOIR DE NEUVY-EN-CHAMPAGNE:
À l’Étang, rue du lavoir: En 1934, le nouveau propriétaire du moulin abaisse le niveau d’eau de l’écluse et le lavoir devient inutilisable. Pour parer à cet inconvénient, la mairie va acquérir pour 200 F un terrain cadastré E n° 147 au bord du ruisseau de Saint-Martin, afin d’établir un barrage de lavoir et construire un bassin. Le devis du maçon s’élève à 1 200 F.  (Arch. dép. Sarthe, 2 O 220/7) Ce grand lavoir est entièrement clos en planches et couvert en tôles, avec un cabinet d’aisance à côté de la porte d’entrée, la restauration du bardage est en cours en 2017. La réfection du lavoir de Neuvy a été réalisée au cours du mois de novembre 2021. Elle a commencé avec la consolidation de la structure, puis la pose de plots de béton, pour enfin se terminer par le remplacement de la couverture. Le curage du bassin a été réalisé par la même occasion. Tous ces travaux ont été  réalisés par les agents techniques du 8 au 22 novembre. Le montant de l’achat des matériaux (hors visserie) représente un montant de 2 883,12 € TTC.




Eglise: classée monument historique depuis 1894: Cette église romane édifiée au XIIe siècle se compose d'une nef, d'un transept à absidioles et d'un chœur à absides arrondies. Chœur et transept sont voûtes en plein cintre mais la nef est à voûte ogivale plus récente, reposant latéralement sur deux grands arcs brisés.Cette église romane édifiée au XIIe siècle se compose d'une nef, d'un transept à absidioles et d'un chœur à absides arrondies. Chœur et transept sont voûtes en plein cintre mais la nef est à voûte ogivale plus récente, reposant latéralement sur deux grands arcs brisés. A l'extérieur, à la croisée du transept, s'élève une puissante tour carrée. Le chevet remarquable est orné d'un ensemble de colonnettes engagées et de corniches a modillons sculptés. 
 
 
 

 
 
lGENTILE: Les Noviciens, Noviciennes, +/-370 Habitants.







L’ÉGLISE ET LES CIMETIÈRES: église avant 1918  sans son  clocher . Le tirant, qui existait au chevet de l’église, et a été supprimé lors de la démolition de la flèche sur le chœur en 1889, portait l’inscription de l’année 1567. Dans l’ancien grand vitrail du transept nord était en- chassé un cartouche ainsi conçu : « Discret maître Pierre Tessier, prêtre natif de cette paroisse a donné cette vitre l’an 1581. "Orare pro eo ". Au-dessus de la grande porte, ainsi que sur un carré d’enduit extérieur en face de l’autel de la Vierge, figure la date de 1766. Sur le tirant de l’arcade triomphale on lit : NORCS 1792. La nef a été refaite par pied, dit Le Paige, en 1766. Les comptes de la fabrique comportent à cette époque l’achat de bois, 431 livres, pour réfection de lambris. Quant au chœur il peut remonter à 200 ans plus tôt, comme l’indiquent les inscriptions ci-dessus. Les deux autels latéraux de style ionien sont du XVIIe siècle ; dans le fronton de l’autel de N.-D. du Mont-carmel, une remarquable statue en terre cuite de la Vierge, tenant sur le bras l’Enfant-jésus qui bénit. Au-dessus de l’autel de St Sébastien, un curieux bas relief en pierre, provenant d’un ancien rétablie, du commencement du XVIe siècle, représente trois scènes différentes : au centre, le Christ, couronné d’épines, expire suspendu par trois clous à la croix, au pied de laquelle sont la Vierge, une Sainte femme et St Jean ; à droite Notre-seigneur drapé dans un long manteau sort du sépulcre, près duquel quatre gardes, habillés en chevaliers du temps, morion en tête, bouclier au bras, dont deux dorment et deux saisissent leurs armes ; à gauche Jésus-Christ, descend aux enfers pour en retirer les âmes justes, il tend la main à un homme nu à grande barbe et à une femme, pour les arracher à la gueule, démesurément ouverte, d’un monstre qui représente l’enfer, d’autres petites âmes apparaissent au fond de la gueule. Sur cette importante pièce de sculpture repose une statue de Ste Barbe, au pied d’une tour, œuvre de la même époque. Dans une niche extérieure du mur de la nef, sous le clocher, est une Vierge en pierre, debout, aux longs cheveux, portant l’Enfant-jésus. On l’attribue au XIVe siècle, ainsi que les fonts baptismaux, octogones, adroitement taillés dans un gros bloc de pierre, avec sur chaque face des lancettes ogivales, qui reposent sous la Vierge. En 1779, le curé et les habitants de Bernay demandèrent au prieur de la Couture du Mans en sa qualité de gros décimateur, l’autorisation d’élever un nouveau maître autel, à la place de l’ancien qui tombait en ruine, et de l’adosser au pignon du chœur. La permission fut accordée le 17 mars 1780. Le curé, André Launay, avait déjà fait marché, pour la construction du rétablie, avec René Anuche, sculpteur en marbre, de Sablé, qui devait, moyennant 900 livres, fournir un autel : « dont le corps en marbre noir bien veiné, le dessus jusque sous l’appui en marbre d’Asnières, son socle pareillement ; son support ou console de cinq pouces de largeur, ainsi que son couronnement en marbre blanc, le dit autel aura sept pieds six pouces de longueur sur trois pieds trois pouces de hauteur, pour ornement une guirlande, les rubans en marbres blanc, le Saint-esprit à demi vol, aussi en marbre blanc, quatre colonnes en marbre noir, du plus veiné, de chacune sept pieds dix pouces de hauteur, deux plaques pour les corps des pieds d’estaux, de un pied et demi de large sur deux de hauteur, deux tables en marbre d’Asnières, de trois pieds de long sur un pied huit pouces de large.

CONSTRUCTION DU CLOCHER  DE 1914- 1918: Le tabernacle aura deux pieds huit pouces en bas, c’est-à-dire au socle, pour ornement le principal corps en marbre noir, le milieu en rond de marbre, les fonds ayant même uniforme de deux pieds et demi d’ovale sur deux pieds neuf pouces de haut, y compris les pieds ». La partie architecturale, en pierre, est de Jean Pancher, maçon à Tennie, qui d’engage pour 300 livres à démolir l’ancien rétablie, à creuser et asseoir : « les fondations du nouveau en moellon ainsi que l’emmarchement de l’autel, la taille et pose de tout le soubassement, jusque sous les bases des colonnes en pierre de Bernay, et la taille et pose, en pierre de Bourré, de tout le corps de l’autel ». Le rétable est orné de deux statues en terre cuite de St Pierre et St Paul, patrons de la paroisse, et d’un tableau représentant St Pierre aux Liens, donné par le curé Launay, à qui il aurait coûté plus de 1 800 livres, sans compter l’achat du cadre. Les dorures furent également exécutées à ses frais.Sur l’ancien lambris du chœur existaient quelques peintures décoratives : les symboles des quatre Évangélistes, les armoiries des familles du Bouchet de Sourches, du Bouchet de Mondragon, de Broc, Thébaudin de Bordigné. A droite de la grande porte, engravée dans le mur, est une croix de pierre sur laquelle on lit : « Cy gist le corps de vénérable et discret Mre R. P. Gaugain, curé de cette paroisse, décédée le 31 mai 1777. Priez Dieu pour lui ». En face de l’église reste une croix en pierre de l’ancien cimetière, datant du XVIe siècle, avec, sur sa base, une tête de mort, une chouette, et en tête, une paire de ciseaux gravés en creux. Le 13 février 1791, la municipalité vote des réparations nécessaires aux chœur et chancel de l’église. Il s’agit de redresser la masse du maître autel qui n’était pas de niveau et trop avancé dans le chœur, de faire l’emmarchement en pierre de taille, paver le sanctuaire, la sacristie, le chœur. Ces travaux sont adjugés à Brice Launay, frère du curé, en concurrence avec Joseph Pancher et Pierre Gilbert. La réfection des stalles du chœur est également décidée, et exécutée en 1792. Il existait un Christ entre les stalles du curé et du vicaire, mais ce Christ ayant été brisé, la municipalité prit, sur le rapport de René Jardin, le 2 février 1792, la décision de le remplacer, et obtint des administrateurs du district, qui disposaient d’objets religieux provenant d’édifices désaffectés, le Christ en bois peint, actuellement fixé au tirant de l’arc triomphal ; ce Christ proviendrait d’une église ou chapelle des environs de Sillé, on a cité Pezé-le-Robert ou plus vraisemblablement l’abbaye de Champagne. Il y avait aussi une table de communion en fer forgé, qui disparut à la même époque, et fut remplacée par celle en bois actuelle. Au cours du XVIIIE siècle, les cloches ont été remplacées plusieurs fois, par les fondeurs : Beaudouin, en 1717, Rigueur en 1720, Marquis en 1776, cette dernière pesait 258 livres. Le 29 octobre 1820, le baron de Bordigné fait donation, devant maître Lefeuvre, notaire, de l’église à la commune de Bernay, aux conditions suivantes : « l’église, estimée 600 fr., devra toujours servir à l’exercice du culte, sous peine de révocation de la donation ; réserve à titre gratuit du banc que le donateur occupe, le premier en face de la chaire, du deuxième banc derrière, pour ses domestiques, d’une stalle à son choix dans le chœur ; annuellement une messe chantée le 7 janvier ou le lendemain pour sa famille ; une autre, précédée de matines, le 13 février ou le lendemain pour le repos de l’âme de Mgr le duc de Berry, et chants des litanies de la Ste Vierge, à ses principales fêtes, pour la famille de Bordigné Le 25 avril 1841, la fabrique ordonne l’achèvement de la contre table du grand autel. Les peintures, par Legendre, coûtent 760 fr. En 1845, fut démoli le balai, ou abri, qui existait devant la grande porte, les matériaux servirent à construire une buanderie au presbytère. Le 9 octobre 1859, la commune envisage la construction d’un beffroi neuf. Le vendredi saint précédent, pendant l’office des ténèbres, la foudre était tombée sur le clocher, un globe de feu descendant de la voûte au milieu du chœur, au-dessus de la tête du prêtre et des chantres, avait roulé le long de la nef et disparu sous la grande porte. A la suite de cet accident, le clocher avait été réparé et muni d’un paratonnerre ; le 11 septembre avait eu lieu le baptême solennel des cloches actuelles, fondues par MM. Bollée, père et fils. La grosse cloche donne le la bémol, elle porte l’inscription suivante : « Je suis Marie Marguerite Louise, nommée par Louis, vicomte de Fay de Danisy, et par Mlle Marie Marguerite Louise Baronne de Bordigné, représentée par M. Clément Vincent Landrin, avocat, notaire à la Fère. J’ai été bénite par M. André-Louis Besnier, curé de Bernay ». La petite cloche donne le si bémol. L’inscription porte : « Je suis Armandine, ainsi nommée par le conseil de fabrique, en mémoire de M. Armand, baron de Bordigné, bienfaiteur de la paroisse. J’ai été bénite par M. André Besnier, curé de Bernay ». Le 25 juillet 1875, le conseil de fabrique envisage divers projets : la construction d’une tour avec flèche du même type que celle existant, dans le prolongement de la nef, la réfection des lambris du chœur et chapelles, la construction d’une sacristie dans l’angle nord, là précisément où est la nouvelle sacristie. C’est le 7 octobre 1887 que fut décidée, sur l’avis de M. Vérité, architecte, la démolition du clocher, qui penche de plus en plus et constitue un danger. Les travaux sont pris par M. Renaud, entrepreneur au Mans, et rapidement exécutés. La gracieuse flèche, qui avait fait l’admiration de tant de générations, a disparu ; l’église est recouverte, les lambris des voûtes refaits, les cloches suspendues dans un beffroi provisoire, devant la grande porte ; mais l’intérieur de l’édifice est dans un état de délabrement lamentable. M. le comte de Ruillé, maire, voulant que l’église soit propre et décente, me charge de faire exécuter à ses frais les travaux nécessaires. Avec le concours de Louis Davoust, maître maçon à Bernay, les enduits sont refaits le chœur entre les stalles pavé, le retable du maître autel consolidé par des scellements reliant la corniche supérieure au pignon ; les retables des autels latéraux, la statue de Ste Barbe sont grattés, nettoyés, débarrassés d’une couche épaisse de blanc de chaux qui les recouvrait, ainsi que le lambris de la nef, qui est passé à l’huile. Des moulures sont posées, pour dissimuler les défauts de la retombée des voûtes sur les murs. Une massive échelle de bois, près de la petite porte, montait à la voûte pour desservir une horloge, qui existait autrefois, avec son cadran au pignon du transept sud, et de lourds poids en pierre, qui pendaient sur la tête des fidèles dans la chapelle St-Sébastien ; cette échelle est remplacée par les quelques gradins de fer actuels permettant l’accès à la voûte. Ces travaux ont monté : pour la commune et la fabrique à 6 320 de.fr., pour M. le comte de Ruillé à 1 950 fr. En 1912, M. le chanoine Cosson, attaché par son ministère au diocèse de Paris, mais par ses origines à la paroisse de Bernay, entreprend la restauration de la chapelle St-Sébastien. Un autel de style Louis XVI remplace l’ancien ; dans le retable un haut-relief, ne valant pas moins de 3 500 fr., prend la place d’un tableau acquis autrefois par M. le curé Montagne pour 225 fr. Le dallage est refait, une grille en fer forgé entoure l’autel, des bancs meublent la chapelle, la dépense s’élève à 6 000 fr. Une affiche avait été placardée, offrant 20 000 fr., à qui retrouverait le tableau de St-Sébastien, soit disant disparu. Un grave fonctionnaire fut expédié à Bernay, pour enquêter à ce sujet. Le tableau était au presbytère, en attendant de pouvoir être replacé dans l’église. Les rieurs ne furent pas du côté du grotesque dénonciateur ni de la naïve administration. En 1913 c’est la sacristie qui sollicite l’attention de M. le chanoine Cosson, et quand elle est construite il la dote de beaux et vastes meubles. Il fait également restaurer le tabernacle du maître autel. Mais l’église est toujours sans clocher. M. l’abbé Cormier, alors curé de Bernay, prend, avec l’appui de M. Cosson, l’initiative d’une souscription publique. Approuvée par le conseil paroissial, elle est ouverte le 14 septembre. Un livre d’or conservera les noms des donateurs. Mais il ne se trouve dans la région aucun entrepreneur pour prendre le travail. C’est à Paris que M. Cosson rencontre l’homme qui, malgré ses nombreuses et importantes entreprises, consentira à se charger de notre clocher. Des difficultés d’ordre administratif surgissent. M. Cosson s’engage à couvrir les risques de la construction ; l’entrepreneur, M. Gustin Goichot, met en œuvre sur les plans de M. Charrié, architecte. Hélas nous sommes en 1914 ! La guerre éclate alors que les fondations sortent à peine de terre. Cependant les travaux interrompus reprennent en 1915, et le mardi 20 juillet a lieu solennellement la pose de la première pierre, en présence de : M. le comte de Ruillé, maire, Mme la comtesse de Ruillé, M. le chanoine Cosson, Mme Minier, M. Olivier, notaire, M. l’abbé Coutelle, curé de Ruillé, M. le docteur comte de Trolong du Rumain, M. l’abbé Bourdin, curé de Neuvy, M. l’abbé Galloyer, curé de St Symphorien, et une nombreuse assistance. Un procès verbal est scellé dans la pierre. De nouveau les travaux sont interrompus par la carence du tailleur de pierre. M. Goichot, obéissant à la généreuse pensée d’élever, quoiqu’il puisse lui coûter, notre clocher, au moment même où tant d’autres tombent en France, envoie, de Paris, une équipe de tailleurs de pierre. Les travaux reprennent, la tour, en marbre du Rocher de Ruillé, est, sous l’active direction du contremaître Touny, achevée le 15 avril 1916. Un mois après, les cimentiers de la maison Dumesnil de Paris commencent la flèche, qui est terminée le 25 août : la galerie couverte et la tribune sont édifiées en même temps, par les mêmes entrepreneurs. Le montant de ces travaux s’est élevé à 62 915 fr. Le 8 septembre M. Bollée monte les cloches dans le beffroi qu’il leur a préparé. Le 29 avril 1917 le conseil paroissial offre en remerciement, à M. le chanoine Cosson, la gratuité d’un banc dans la chapelle St-Sébastien. L’horloge, qui a sonné sa première heure le 25 juin 1917, est due aussi à l’initiative de M. cosson, secondé par quelques autres donateurs. Elle a coûté 2 900 fr. Le 17 août 1919 a lieu, en une belle fête, la bénédiction du clocher par Mgr Grente, évêque du Mans. Les beaux vitraux, qui ont remplacé les anciennes verrières blanches, sont une imitation d’œuvres du XIIIe siècle. Ils ont été donnés par M. Cosson, posés en février 1925, et bénis, le 16 août suivant, par Mgr Grente. Le dallage de la chapelle de la Vierge, récemment refait, a remplacé de larges pierres, dont une importante dalle tombale, sur laquelle existaient encore quelques traces illisibles d’inscription. De nombreuses inhumations ont eu lieu autrefois dans l’église de Bernay, pas moins de quatre-vingt entre 1690 et 1780, inhumations de prêtres et de notables habitants, et même de deux tout jeunes enfants de la maison de Bordigné : le 18 août 1719, Marie Renée Françoise, bébé de cinq jours, le 8 septembre 1773, Marie-Françoise Julie, âgée de deux mois.

LES CIMETIERES: Le petit cimetière entourant l’église a du s’étendre, dans les temps reculés, jusque dans l’emplacement où fut construite l’auberge de la Tête Noire ; on y a en effet découvert des ossements. Au cours des travaux de construction du clocher et de la nouvelle sacristie, on a trouvé de nombreux squelettes, si proches lus uns des autres que les tombes devaient se toucher, et ensevelis à une faible profondeur. La dernière inhumation qui fut faite dans le petit cimetière, paraît être celle de François Leturmy, le 1er septembre 1779. Depuis quelques années le nombre augmentait des inhumations dans le grand cimetière jusque-là rarement utilisé, bien que créé vraisemblablement à l’époque de la construction de la chapelle Ste-Anne. La croix centrale du cimetière est en pierre de Bernay. Le pied est long, taillé à 8 pans, la tête et les bras ornés de palmes avec l’inscription «  O Crux Ave » ; cette croix repose sur un socle en pierre, d’un seul bloc grossièrement taillé. Elle doit remonter à l’âge de la chapelle. Nos pères désignaient ces croix de cimetière sous le nom de : Croix Boissées. L’origine en est de : « cruce buxata » croix ornée de buis. Dans l’ouest de la France l’usage est d’orner les croix avec des guirlandes de buis le jour des Rameaux. On dit dans la Manekine de Beaumanoir « Droit le jour de Pasques fleuries, qu’en mains lieus sont les croix boissies ». Des noms comme Boëssé-le-Sec, Bouessay (Mayenne), viennent de « Buxetum ou Buxatum », lieu où se trouvent des buis. On trouve écrit dès l’an 1010 « Pars Buxedi », au XIe siècle : « de Buxiaco », en 1297, « de Boisseio ».Les monuments aux morts de la grande guerre, tant à l’église que dans le cimetière, ont été élevés en 1919 par souscription publique.
II- LA CHAPELLE St ANNE: La chapelle Ste-Anne a été construite, disent des historiens, par un curé, Broustin, en 1511. L’unique tirant actuel porte une inscription qui paraît bien être 1552. Avant la révolution on y disait une messe par semaine, entre Pâques et la Toussaint. Au cours des siècles la chapelle a du être remaniée, peut-être réduite en longueur. Il y avait trois tirants, un seul reste. Elle contient un autel constitué d’une belle dalle de pierre d’un seul bloc, sur massif en maçonnerie. Trois pierres tombales portent les inscriptions suivantes :« Ci-gist le corps de défunct Jean Liberge, lequel décéda la nuit de Noël de l’an 1646, ensemble le corps de défuncte Anne Liberge ».« Ici repose le corps de M. F. M. Lefort, Curé de Bernay, fils de L. Lefort et de Y. Moisson, natif d’Ernée, le 26 février 1758, décédé le 30 avril 1824 ».« Ci-Gît le corps de vénérable Mre Julien Bruneau, curé de cette paroisse, décédé le 9 mai 1817 à l’âge de soixante-quatorze ans ». Qui étaient ces Jean et Anne Liberge, cette dernière enterrée avant Jean, le 28 mai 1641 ? Sans doute les membres d’une famille notable du pays. Dans les premières années du XVIIe siècle, on voit plusieurs fois des Liberge parrains et marraines, notamment dans des baptêmes d’enfants jumeaux. Faut-il voir en eux les ascendants d’une famille Liberge, très connue au Mans au XVIIIE siècle ? Une Anne Li berge, fille d’un Jean Liberge, sieur des Ferronnières, avocat au parlement, épousait le 15 novembre 1719 Nicolas Trotté, avocat ; toujours mêmes prénoms. D’autres inhumations ont eu lieu dans cette chapelle sans inscriptions qui les révèlent. Sur la cloche du campanile est écrit : « Niepcron, procureur de l’église de Bernay 1657 ». Au-dessus de la porte figure la date de 1824, indiquant peut-être la dernière restauration faite. Le 24 octobre 1830 la municipalité décrétait l’abat de deux marronniers nuisant à la conservation de l’édifice. On y célébrait encore la messe vers 1850, à certains jours de l’année, et on y allait en procession. Pour tout mobilier et ornement il reste dans cette chapelle quelques statues et fragments de pierres sculptées : une statue de Saint Jean-Baptiste tenant sur son bras plié un petit agneau brisé, statue en pierre qui peut être du seixième siècle ou même antérieure ; un groupe en terre cuite de Sainte Anne et la Vierge, datant vraisemblablement du XVIe ou XVIIe siècle, cette œuvre a été réparée, la tête de Sainte Anne et de la Vierge sont aujourd’hui en plâtre ; une autre belle statue en pierre d’un évêque mitré, pouvant dater du XVIIe ou XVIIIE siècle ; une curieuse pierre, des mêmes époques, très rustiquement taillée en forme de niche, et abritant le demi-corps de Sainte-Appolline, dont le nom figure en bas ; enfin une tête mitrée, en pierre, d’évêque.


                                           "PHOTOS DE NOTRE GROUPE DU JOUR"
 
 

 

Voilà notre randonnée sur Bernay-en-Champagne et Neuvy  est terminée, un excellent moment passé malgré la boue sur les chemins sarthois, nous attendons la prochaine avec impatience....

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