"Le Petit Journal de nos randonnées"
Le Jeudi 8 Octobre 2026
Nombre de participants: 30
Terrain: campagne
Temps: idéal pour randonnée 16° très venteux
Départ: parking de l'église
Durée: 3h
Parcours:9km
Difficulté: plat, 97% de bitume
Dénivelé positif:+11m
Dénivelé négatif:
Point Haut: 391m
Point bas: 230m
Départ : +/-8h34mn
Balisage: Absence de balisage, théoriquement "Bleu"
départ: 8h34mn
Gentilé: Les Nouantais,Nouantaise.
Nombre d'habitants: 261hab. (2023) avant 1789 150 foyers
Trois parcours: Rouge les trois croix,Bleu circuit des coulombrays et Vert circuit des courtoins.
Voilà le balisage, pratiquement le seul, et notifié à l'envers du parcours proposé par la FFR, la direction devait nous emmener vers la direction de la D27 et non pas vers la D123. Nous ferons le trajet par la C8.
Historique: En 1417 Henri V se serait emparé du château de Nouans, (information non confirmé), il est probable que l’origine du nom de Nouans vienne du nom gaulois Noue qui voulait dire « terre humide et grasse favorable à l’élevage », mais elle peut aussi venir de Noventum (comme pour Nogent). Au VIème siècle avant JC, notre région était peuplée de tribus celtiques, les Cénomans. Les Gaulois, bons cultivateurs et éleveurs ont pu choisir la vallée de Nouans, propice à la culture pour s’y installer. La situation de notre commune, au bord d’une petite rivière jadis appelée "le Runan" (aujourd’hui le Bandelée puis Gandelée) permettait l’installation facile de barrages en bois qui retenait. l’eau dans la vallée et favorisait aussi la création d’étangs et donc la pêche. Bien plus tard, au IVème siècle après JC le christianisme apparait à Nouans avec Saint Martin, évêque de Tours en 371. Il répandit la religion chrétienne dans l’ouest de la Gaule en créant un grand nombre de paroisses rurales. Il est probable qu’une église modeste soit alors construite au centre du bourg, bien qu’aucun vestiges ne le prouvent. Avant 1789, la paroisse compte environ 150 foyers, pour la plupart des paysans, des ouvriers et quelques artisans. Au bourg les maisons sont peu nombreuses, principalement des maisons de fermes, petites, ne comprenant que 2 pièces. On cultive le blé, l’orge, l’avoine, la moutarde mais aussi le chanvre (il reste d’ailleurs quelques bâtiments qui témoignent de cette culture dans notre commune), le trèfle, le haricot et la vesce ( sorte de fève, aujourd’hui la vesce est une plante légumineuse utilisée comme engrais vert. Elle capte l’azote de l’air, produit une biomasse abondante et protège efficacement le sol au potager bio.). Les terres inexploitées servent pour la pâture et la jachère permettant ainsi l’élevage des bovins, chevaux et moutons. Malgré des constructions d’époque très étroites et très basses de plafond les écuries, laiteries et bergeries étaient très propres et très bien entretenues. Au XIXème siècle, on cultive sur la commune le froment et l’orge le maïs et la moutarde (herbe au beurre). La grande culture reste cependant le chanvre qui donne à la fois du travail au journalier et procure une rente au propriétaire. La pomme de terre est aussi omniprésente et en grande quantité que l’on doit au curé Yves Besnard qui l’a introduite à Nouans. A ce jour il ne reste plus beaucoup d’exploitant agricole habitant sur la commune et dont le siège social est sur la commune.
*Unique image de ce château. Construction possible vers le VIII et IX se situait côté Sud est du bourg. Le bâtiment 35m de long est rectangulaire,style mélange gothique et renaissance, l'extrémité à l'est en retour formait un avant corps à l'aspect d'une tour carrée, se trouvait un pignon élevé et une tour qui abritait une chapelle. Côté sud ouest un donjon hexagonale assez élevé. Un bel escalier à double volée conduisait d'abord dans une chambre puis une plate forme entourée d'une grille en fer forgée . L'entrée était gardée par un pont levis ,convertis par la suite en colombier, plus tard après la ruine du château Mr Desnos pharmacien à Alençon puis les héritiers vendirent le château qui s'écroulait au Sieur Boulard entrepreneur à la croix verte près de Beaumont le Vicomte acheva sa démolition en 1875 et vendit les matériaux. Aujourd'hui subsiste un seul vestige du pont levis.
Mr Cureau Roullée administrateur de la terre et du château de Nouans en l'absence de Pierre Martin Butet Seigneur de Noans .
*Ce qui reste du château de Nouans aujourd'hui, ce morceau de pierre du pilier du pont-levis.
LE LAVOIR: Le lavoir de Nouans dans la Sarthe (72260) a été construit en 1883 après l'acquisition par la municipalité d'une douve pour 250 francs. En juillet 1820, le maire et son Conseil municipal constatent l’état impraticable du pont dégradé par les crues hivernales et le passage des bestiaux venant à l’abreuvoir adjacent. Le fermier voisin réalise les travaux pour 90 F: « Les terres nécessaires iront dans quatre vingt dix ou cent banneaux ». En 1883, la municipalité acquiert une douve de 2 a 50 ca, pour 250 F, en vue d’y établir un lavoir public. La souscription de 200 F de quarante-huit personnes du bourg et un secours départemental équivalent permettent de financer la construction d’un petit édifice de 8 m de long. Six poteaux enfoncés dans le sol soutiennent le plancher mobile et la couverture. En 1896, un barrage est réalisé sur ,le "Runan" la Gandelée pour alimenter le lavoir et l’abreuvoir. Chant des lavandières de Nouans:
Il était sur ses grands pieds,
Dans la Gandelée.
Relié au bord par sa passerelle,
Où les laveuses passaient leurs seaux chargés de linge et de dentelle.
Sur l’eau claire comme un miroir, où les gardons
Tournaient en rond,
Les femmes de Nouans en réunion
Tenaient de grandes conversations.
Que disait-on sous le lavoir
Au rythme des battoirs ?
Comment savoir ?
Depuis longtemps, il n’y a plus de lavoir.
Eglise Saint Martin – XIIIè et XXè siècles – pierre, enduit et ardoise Cette église est mentionnée depuis 1060. L’abbaye Saint Vincent du Mans y établit un prieuré sous l’invocation de Saint Martin et rattaché une part du temporel à sa châtellenie de Mayanne à Dangeul. Un privilège du pape Innocent III de 1204 met l’église avec d’autres biens de l’abbaye sous la protection du Saint Siège. L’église en forme de croix latine se terminant en chevet plat conserve encore quelques éléments du Moyen-Age. Elle a perdu son balet lors des aménagements de l’entrée principale au XIXè siècle. Sa porte, formée d’une baie en plein cintre encadrée de deux colonnes portant un fronton rompu à enroulement, est couronnée d’une statue de Saint Martin, patron de la paroisse. L’horloge communale dans le haut du pignon, pour moitié offerte par la fabrique, date de 1880. La haute flèche du clocher, abritant deux cloches de 1804 et 1813, surplombe la place Marcel Jousse. Église à croisées, les unes de style gothique flamboyant, les autres plus modernes, le chœur est richement décoré. Derrière le maitre-autel on voit une grande toile de l’assomption de Marie, retraçant à la fois la mort, la résurrection et l’entrée au paradis de la Vierge Marie. Cette toile, le retable, c’est-à-dire la partie postérieure et décorée du maitre-autel qui surmonte verticalement la table ainsi que le tabernacle, datant tous du XVIIème siècle sont classés monuments historiques depuis 1977. L’ensemble de la nef daterait du XIIIème siècle et le clocher du XIVème. La sacristie porte la date de 1661 gravée sur le linteau de la fenêtre. Pour ce qui concerne les chapelles, elles apparaissent vers 1405 lors du mariage de Guy de la Rochefoucauld et Marie d’Usaiges, dame de Nouans. Celle de droite est dédiée à la Sainte Vierge. On y trouve deux tableaux remarquables l’un de Saint Jean l’Évangéliste dit porte latine et l’autre Saint Jean Le Baptiste. On y voit aussi le retable et la statut de Saint Joseph couronné. Celle de gauche, dédiée à Saint Sébastien, ou l’on peut admirer un autre très joli retable. Dans le chœur au centre, se trouve la dalle funéraire de Brière l’Écluse, seigneur de Nouans mort en 1737. Il était lié à la famille Brière de l'Écluse, châtelains de Nouans au XVIIIe siècle. Sa femme, Isaïe de Brière, est également commémorée dans l'église par une plaque siècle. La terre seigneuriale est restée liée à la famille après son décès, avec notamment des donations de sa veuve (Françoise du Cleray) ou des successeurs comme Jean-Jacques-Tobie Brière de Nouans au milieu du XVIIIe A droite le blason armorié accroché au chapiteau d’un pilier est le blason de Nouans. Le portail d’entrée dit en pointe de diamant est une belle menuiserie. A droite une plaque en cuivre classer aux monuments historiques en1905 fait mémoire à Michel Hérel, curé de Nouans à la fin du XVIème siècle. A gauche, une autre plaque fait mémoire à sa femme, Isaïe de Brière. En façade dominent le clocher en flèche et son horloge. Et la cloche sonne toujours...
Le Baptistère.
L'escalier pour accéder au clocher.
l'Oratoire, (Chapelle): Cette chapelle est sise au carrefour « du haut bois ». Réparée par l’abbé Ozan en 1876 pour servir de reposoir lors des processions, son origine est à ce jour inconnue. On trouve à l’intérieur un petit autel en bois. Le grand calvaire de sept mètres de haut est planté derrière la chapelle. La grande croix de 7 mètres qui surplombe la chapelle a été refaite à neuf gracieusement par un membre du conseil municipal, compagnon du devoir. D’autres travaux ont été fait récemment pour maintenir ce monument, joyau de la commune, en bon état.A en croire la tradition, l'ensemble est construit sur l'emplacement des anciennes fourches patibulaires des seigneurs haut justiciers de Nouans. Elle a longtemps servi de "reposoir" aux processions de la paroisse.
Autel en bois. Nos randonneurs en pleine conversation devant l'Oratoire.
La Mairie: D'après les mémoires de l'ancien curé François-Yves Besnard (Mémoires d'un nonagénaire), la maison presbytérale était à l'origine un manoir comprenant une chambre basse et haute, une cour, un jardin, une grange, un cellier, une écurie et une étable
Ancien presbytère: C’est en tout cas ce que l’on peut supposer à la lecture de l’autobiographie sur le curé François-Yves Besnard « mémoire d’un nonagénaire » ou est décrit le bâtiment de la façon suivante : « Le presbytère qui voisine l’église à croisées est en piteux état a son arrivée. Cette maison presbytérale est composée d’un manoir a chambre basse et haute, cour, jardin, grange, cellier, écurie et étable. Le jeune curé Besnard doit avant tout, aux aménagements et réparations du presbytère. Il ne se contente pas de restaurer le presbytère, il double la surface. »
État du monument : La croix d'origine est tombée et a disparu après 2013, mais une nouvelle croix a été reconstituée et remise en place à son emplacement par des bénévoles.
*Dans l'état où se trouvait la croix Lorine.
Pascal ,Guillaume et Bernard les restaurateurs bénévoles.
Un vent très très frais avec un soleil toujours présent sur le tracé du petit Gandion.
Trois épis, 200m2, Jusqu'à 14 voyageurs (sur une surface de 200 m²). 5 chambres au total, dont une chambre en rez-de-chaussée adaptée aux personnes à mobilité réduite (PMR) et une chambre aménagée pour les bébés (lit bébé et table à langer). Piscine privée, couverte et chauffée (accessible d'avril à octobre). Connexion Wi-Fi gratuite, parking privé et draps fournis
LE MOULIN: Du XVI , une bâtisse sur deux niveaux, un toit très pointue typique du XVI en tuile au bord du ruisseau le "Runan" Gandelée, se situe sur un chemin de traverse entre la D123 et D27 appartenait à Mr Hamelin en 1838. le dernier Seigneur Charles Antoine Butet célibataire y faisait moudre la farine destiné aux pauvres du village. D'autre grandes familles ont résidé dans ce moulin. En 1846 Tounet, 1851/1872 Charrière, Royer 1881, Blot 1946, Bourgouin 1936,1931,1926,1921et 1911.
Photo de notre groupe de nos 30 randonneurs du jour
Merci à vous tous d'avoir participés à cette randonnée sur le territoire de Nouans.
François-Yves Besnard, Arrivée à Nouans dans le Maine en 1780, Issu d’une famille de notables ruraux du sud de l’Anjou, François-Yves Besnard (1752-1842) fait de brillantes études – à l’école et au collège de Doué-la-Fontaine d’abord, au séminaire et à l’université d’Angers ensuite – conclues par la prêtrise et le doctorat en théologie. Se révèlent dès cette époque une forte personnalité, un homme conscient de sa valeur, sachant associer les occupations les plus prosaïques aux activités intellectuelles de haute tenue. C’est un curé des Lumières qui est pourvu en 1780 de la cure de Nouans. Maire du Mans en septembre 1797.
Merci à Mr le Maire Claude Morin pour nous avoir facilité l'accès à l'église St Martin.
VISITE SUR LE BLOG: 72357
*Sources:
Internet, documents personnels, site de Nouans , Archives Départementales de la Sarthe,
bnf, Gallica, journée découverte en pays saônois, Maine-libre, Delcampe.net. ouest France etc...
*Si vous constatez des erreurs, merci me le faire savoir.
* pour ceux qui désirent certaines photos en format normal, je suis à votre disposition.
adresse mail: rando-libre72@gmail.com
Photos sous copyright (Busson J.G)et D.R (droit réservé)
*les photos montages sous la responsabilité de rando-libre72.










_oratoire_avec_croix_de_mission(1).jpg)






