vendredi 13 octobre 2023

Saint-Jamme-sur-Sarthe&Antoigné. 12 Octobre 2023

 

 SAINT-JAMME-SUR-SARTHE

      "Anciennement St James"

               ANTOIGNE

        Le 12 Octobre 2023 

  Itinéraire: Groupe LSR72
  Nombre de participants: 48 
Terrain: Chemin+Bitume
Temps: Après Midi Beau Temps
  Départ: 13h53mn
Stationnement:Parking derrière l'église
 Durée: +/-3H25mn avec la visite du musée.
Parcours: 10,15 km à mon G.P.S
Difficulté: Facile
  Dénivelé Positif: +102m
 Dénivelé Négatif: -103m

Point Haut:145m

Point Bas: 84m
 
 
Balisage: Violet+Gr36+Personnalisé

Températures: 24° après-midi

 Gentilé: Les St Jammois ou St Jammiens

A +/-15km du Mans par la D338, +/-2010 Habitants



                                Blason de Villiers ,Saint-Jamme-sur-Sarthe

HISTORIQUE: La Seigneurie de paroisse était annexée au manoir d'Antoigné, chef lieue d'une baronnerie du même nom réuni depuis longtemps  aux Marquisat de Lavardin (II-592) et a sa juridiction. On trouve des Seigneurs du nom d'Antoigné antérieurement au 13èSiecles et nous citeront Philippine morte en 1223 qui avait épousée un seigneur du Tronchet, du nom de Morin. Par son testament qui date du 15è,Catherine de la Rochefoucault , veuve de Jacq de Mathefêlon ,Seigneur d'Antoigné donne cette terre quelle tenait de son premier mari , à Jean II de Beaumanoir Seigneur de Lavardin , qu'elle épousa après lui . On voit figurer sur les registres de l'état civil de la paroisse de St James , plusieurs personnage de cette famille, dont quelque-uns possédèrent la terre d'Antoigné. D'abord de 1595 à 1614 année dans laquelle il mourut à Paris, Jean III de Beaumanoir marquis de Lavardin Maréchal de France fils du premier mariage de Charles de Beaumanoir avec Marguerite de Chourses  et Jeanne Magdeleine , sa soeur, veuve d'Oliver de Feschal , seigneur de Polligny , laquelle prenait le titre de dame de Pilligny d'Antoigné . Elle habitait encore cette terre ,en 1621. Le 10 Septembre 1628 figure comme parrain et marraine. Messire Jean Baptiste Louis de Beaumanoir Sénéchal du Maine,seigneur de Tucé et d'Antoigné, 8 fils de Jean III et dame Catherine de Cormain sa mère veuve du Maréchal. Le même est encore parrain en 1632. Il figure aussi comme témoin en 1649 avec Marguerite de Chévrière,

 sa femme et Philb Emmanuel évêque du Mans leur neveu au mariage de L.de Valory écuyer seigneur de Sougé et de Demoiselle Marie de Fossay de St James. Jean Baptiste-L.de Beaumanoir ,lieutenant pour le Roi au pays et comté du Maine,Laval et le Perche,Baron de Lavardin et d'Antoigné,meurt le 5 Aout 1652 et est inhumé dans l'église de cette paroisse.Il eut de Marguerite de la Chévrière qu'on voit encore figurer comme marraine,en 1654,Charles Comte d'Antoigné Lieutenant du Roi du pays du Maine et du Perche et trois filles,dont Marguerite marraine en 1663et 1665. Charles lui même comparait comme parrain en 1651 et 1660. Henri premier de Beaumanoir ,l'ainé des fils du maréchal Marquis de Lavardin ,gouverneur du Maine,du Pervhe et de Laval mort en 1633 laisse trois enfants de Marguerite de Rostaing de la Baume. Le 1) Henri II marquis de Lavardin,2) Philbert Emmanuel évêque du Mans,3) Magdeleine qui mariée à René de Froullay  ,comte de Téssé fit passé dans cette maison le Marquisat de Lavardin et la baronnie d' Antoigné. Henri II son fils ainé , marquis de Lavardin épousa d'abord Catherine Grogné de Vassé,puis Marguerite Renée de Rostaing, dont Henri Charles III de Beaumanoir. On voit cette dame être marraine avec son beau-frère l'évêque Philbert-Emmanuel en 1657. Bien que le nom de Beaumanoir ne se soit éteint qu'en 1703 par la mort de d'Emmanuel Henri marquis de Lavardin tué à la bataille de Spire on ne le voit plus figurer sur ces registres après 1665.

La terre d'Antoigné passa après sa mort dans la maison de Froullay de Téssé par suite du mariage de Magdelaine de Beaumanoir  et fut vendue comme bien d'émigré le 26 Fructidor An VI avec la forge et la métairie du même nom et autres dépendances, telles-que les fermes de la ménagerie de Loué, Chérancé etc.. situées également en St James. Antoigné et la forge était devenue la propriété de Duboys ancien avocat au barreau d'Angers conseillé à la coure Royale de Paris, gendre de feu  Juteau-Du-Houx. Le vieux Château d'Antoigné a été transformé en maison de la métairie, l'ancienne chapelle se fait remarquée par le style semi-Ogival de sa porte d'entrée. La maison du propriétaire est celle du maître de forges un bois auprès figure de cette propriété.

La paroisse de St James résidence d'un notaire avant la révolution relevait du chapitre du Mans de la baronnie d'Antoigné et par elle du Marquisat de Lavardin et de la sénéchaussée Beaumont-le-Vicomte elle était comprise dans le ressort du grenier à sel du Mans . Le Château d'Antoigné est au nombres de ceux de la contrée que le roi d'Angleterre Henri V prit en 1417 et dont la garnison malgré une trêve Yolande Duchesse d'Anjou et Comtesse du Maine exerçait toutes sortes de vexations envers les habitants. En 1791 le fermier de la ferme de l'Anciennerie (dont le nom pourrait bien indiquer l'existence d'un établissement Romain en ce lieu) découvrit en réparant le fossé de son jardin à 1 m de profondeur un vase de terre qui contenait 840 médailles en bronze toutes en bon état .

La GROSSE FORGE D'ANTOIGNE: Lors de l'exposition départementale en 1836 M.Ch Drouet alors fermier de cette usine qui le premier a introduit dans le département l'art de mouler les fontes pour l'architecture et l'agriculture et le commerce exposa un grand nombres d'objet divers en fonte moulée notamment une pièce de canon ,un monument funéraire en forme de pyramide exécuter sur les dessins  de M. Charles Lemaire architecte du Mans le clocher haut de 10m actuellement placé sur la tour de l'église de St Julien du Mans, une petite statue de Napoléon , des fers de forge et de fonderie , une médaille de 1 classe en argent grand module lui fut décernée à cette occasion. Cuisson de la chaux au  haut fourneau de ladite forge. M Ch Drouet a recueilli et a bien voulu communiquer les maîtres de forge d'Antoigné. 

1618-1620 M.des Rouësries alias de la Royrie. - 1628-1633 Mess des vieux Moulins. 1634-1641 M.Julien Bouteiller. 1641-1643 M.Julien Desportes.1652-1660 Marin Bouteiller prenant le titre de Sr de Châteaufort en 1654 1660-1669 M.Chicard. 1671 Dusoucher gendre du précédent. 1673-1674 Louis Ricoeur  Sr du Couldray . 1580-1687 Gabriel Ricoeur Sr de Montrond.Plusieurs de ses descendants du même nom Ricoeur paraissent avoir occupés cette forge jusqu'au suivant . 1715 M. Valienne.-1718 Jean Desportes.-1719-1726 M.Jean Valienne et M. Jean Desportes associés. 1726-1733 M. Henri Desportes. 1735-1760 M. Ch .H Desportes Sr de Linière fils du précedent. 1760 M. de Biseul  du Parcneuf . -24 Juin 1769 M.J.F Gabriel de Biseul écuyer fils du précédent bail de 18ans. -24 Juin 1787 M.P Guérin du Mesnil décédé le 30 frimaire An VI (20/12/1787). -787-1806 M.Dubail le restant du bail de M. Guérin. Le 24 Juin 1806 M. Juteau acquéreur . 24 Juin 1813 M.Cl Alex Richefeu jusqu'au 24 juin 1822. Vacance de la forge pendant 5 années la forge a l’arrêt. le 24 Juin 1827 M. Ch Drouet jusqu'au 31 décembre 1836. Le 1 janvier 1837 MM Buon frères .

TECHNIQUE:

"Une  nouvelle technologie, née dans la région rhénane au XIV arrive dans le Maine vers 1520-1540. D’artisanale, l’obtention du fer devient industrielle, mobilisant par conséquent des fonds monétaires importants. La nouvelle technologie du haut fourneau ne peut se développer sur le site de métallurgie primitive de La Bazoge manquant d’un élément essentiel, l’eau, ou du moins d’une rivière au débit suffisant. Les bas fourneaux disparaissent…

Une grosse forge s’installe au XVIIe siècle à Antoigné, lieu-dit au nord du territoire communal actuel, sur la rive de la Sarthe.

Les éléments nécessaires à l’élaboration du fer dans cette forge sont les suivants :

  • Une forêt abondante pour fournir le combustible, le charbon de bois.

Pour obtenir 1 kg de fer, il faut 4 kg de charbon de bois (on notera toutefois la relative faiblesse de la forêt de Lavardin, des bois de La Milesse et de La Bazoge, soit au total seulement 850 hectares affectés à la forge — bois appelé également bois d’affouage). Viendront s’y ajouter les bois et forêts d’Antoigné En cas de besoin, les forgerons achètent par adjudication du bois dans les forêts domaniales. Des minerais de fer en quantité et qualité suffisantes issus des mines de La Bazoge.Un cours d’eau puissant, régulier, capable d’être capté pour être amené sur les roues à aubes. Des carrières de calcaire, utilisées dans le haut fourneau pour agglomérer les déchets présents dans le four afin de les élimine."

 

 

       Arrivée de nos 48 Randonneurs(euses) de ce jeudi 12 octobre2023

      De nombreux parcours vous seront proposés sur le territoire de St jamme



                         Un très joli Moulin miniature à l'entrée de notre parking

                                Très belles décorations au pied de l'église 


 


        Très bonne idée cette aménagement pour un shooting (photos) original


 



                               Çà c'était avant.....

 


 

              Le pas est ferme et la chaleur des 24° commence à nous peser

                     Nous longeons la Sarthe pendant un moment.

     Une petite grimpette avec le pont Napoléon et le Lavoir de la Bazoge

Le Pont Napoléon du XIX grès calcaire de pavaux et brique. Jusqu'au XIX siècles la route principale de Montbizot passait entre l'église et le presbytère et seuls des guets et un bac permettait la traversée de la Sarthe.Sous l'impulsion des Paillard-Ducléré la commune améliore ses voies de communication. Pierre Morel entrepreneur à ballon débute en 1853 la construction d'un premier pont de pierre sur la Sarthe.Le chantier sera ralenti par de nombreuses difficultés et sachevera en 1856 par l'effondrement du pont à la suite des crues. L'architecte DELANNEY et l'entrepreneur Benoist installé au mans élève un nouveau pont inauguré en 1858. IL est appelé"Pont Napoléon" car un N couronné emblème du second empire figure sur les piles. Élargi en 1959, le pont porte la première conduite d’adduction d'eau du village.

Le lavoir Public de Montbizot en fond, Construction bois et fer en 1902.Réclamé par la population tributaire des propriétaires de lavoir privé,le conseil municipal de Montbizot vote la construction d'un lavoir public le 18 novembre 1900.L'endroit choisi appartenant à une famille possédant un bateau lavoir,c'est seulement en octobre 1902 ,après deux ans de querelles pétitions et procès que le devis d'Alexandre BEAUDOUIN entrepreneur à la Guierche sont approuvés.Le 28 décembre 1902 ce lavoir de 12 m à plancher mobile manœuvré par un treuil est ouvert à la population.Il pouvait abriter une quinzaine de lingères.


 

     Un très beau plan d'eau privé sur notre passage.

        Voilà un "cygne" qui nous contredira pas ...


 

      Profite bien car noël arrive dans 2 mois ,tu seras le dindon de la farce

       Une "tite" pause pour reprendre du poil de la bête.



   Le coprin chevelu (coprinus comatus) se distingue par son chapeau cylindrique (20 cm de haut par 6 cm de diamètre), blanc avec des mèches (cheveux) et des lames ascendantes. Son pied est blanc rose. Il pousse dans les lieux herbeux, les friches, au bord des routes (attention à la pollution). Seuls les jeunes champignons à lames encore blanches sont comestibles.

          Chooting en marchant ,ca grimpeuuuuuuu


 

    Pour d'éventuels acquéreurs ,prévoir quelques travaux d'embellissements 

   Statue de la Vierge "Ave Maria"



   La Forge d'Antoigné de 1618 a 1985. Nous remercions Mr Gérard Viel qui par sa gentillesse nous a ouvert la porte du musée GRATUITEMENT pour le plus grand bonheur de nos 48 randonneurs. Un très GRAND MERCI 


 


   Nous vous invitons a revenir visiter ce magnifique musée situé sur l'ancienne cantine de la forge d'Antoigné un diaporama avec l'historique de la forge vous sera proposés.,Ce bâtiment construit 1917et 1918 ,pour fournir à l'armée des obus et des grenades. Ce bâtiment fut aussi le garage des locomotives qui reliaient l'usine à la gare de Montbizot, il sera ensuite transformé en restaurant d'entreprise.




 



     La fanfare d'Antoigné 1920


       La gare

 

        Vue aérienne de St Jamme


         Mr Viel ancien de la fonderie et président de l'association des fondeurs d'Antoigné est ravi de voir nos amis et de donner des informations sur ce lieu ou il est entré apprentis en 1957 et arrêter en 1985 puis finalement jamais quitté, il est aujourd'hui le gardien et guide de ce leu magique, il en parle avec tellement de passion des bons et moins bons moments, je crois même en écoutant attentivement on croirait entendre les bruits de la forge et les grincements des machines.

La dynastie des Chappée, fondation et rayonnement (1854-1922): Le fondateur Victor Doré. En 1854, Victor Doré et son associé Joseph Chevé, anciens ouvriers d’Antoigné qui possèdent déjà une usine de première fusion au Mans, louent l’usine à Madame de Puisard, descendante des Duboys d’Angers. Dès leur arrivée, ils font construire un haut fourneau qui sera incendié en 1859. Cette date est une charnière technique, car elle marque la fin du haut fourneau à Antoigné. Celui-ci est, en effet, remplacé par un cubilot.pour la seconde fusion. En , Victor Doré reste seul patron des usines du Mans et d’Antoigné. Trois ans plus tard, l’usine produit 24 tonnes de moulage par jour, obtenues à partir de fonte anglaise. La production va encore croissante, car le nombre d’ouvriers passe de 166 en 1863 à 240 en 1865. Ayant fait progresser l’usine de manière remarquable, Victor Doré se retire en 1875 et partage ses usines entre ses deux filles. Antoigné va revenir à Victorine, l’épouse d'Armand Chappée, lui-même comptable dans la société dès 1856.

En 1881-1882,Armand Chappée va profiter d’un vent de croissance apporté par le chemin de fer et le télégraphe qui a d’énormes besoins en matière première. Lorsqu’il obtient le Grand prix de fonderie à l'exposition universelle de 1889 après une première participation en 1878, sa production journalière est de 100 tonnes de moulage par jour. Après une période faste de 10 années, les marchés s’essoufflent, notamment face à la concurrence des grandes forges de l’Est de la France aux dépens de celles de l’Ouest. Obligation est donc de trouver de nouveaux produits et de toujours innover pour faire face à cette concurrence. De nombreux produits sont donc élaborés pour permettre une meilleure compétitivité de l’entreprise. En 1895, avec son fils cadet Louis, Armand Chappée fonde la société « Chappée et fils » et associe son fils aîné, Julien, en 1896. À partir de 1897, la fabrication en série de radiateurs en fonte, dont les premiers modèles sont présentés avec une chaudière à l'exposition universelle de 1900, inaugure une nouvelle phase d’expansion pour le groupe. La première guerre mondiale va permettre de continuer cette expansion, car l’usine se transforme en pourvoyeur d’obus de différents calibres pour le front et se met ainsi au service de l'artillerie et du génie français. L’usine est donc particulièrement dynamique en 1922, lorsque meurt Armand Chappée, grand artisan de cette construction.

De la ruine des Chappée à la Société générale de fonderie (1922-1983)

Le décès d’Armand Chappée entraîne la dissolution de la Société Chappée et fils et inaugure la création de la Société anonyme des établissements Chappée par ses fils Louis et Julien et par ses petits-fils Pavin, Gervais et Benoît. Cette date de 1922 marque également le début du conflit entre les héritiers. Depuis 1892, Louis travaille avec son père dans l’usine, tandis que Julien est attiré par la peinture et l’écriture. Toutefois, intéressé par les bénéfices du groupe et poussé par l’ambition de sa femme et de ses fils, Julien se trouve une âme de fondeur à l'âge de 60 ans et entre en compétition avec son frère. Il impose également ses trois fils qui n’ont aucune connaissance de la fonderie. Louis n’ayant pas d’héritier, Julien pense qu’il incarne l’avenir de la Maison Chappée. Après quatre ans de querelles intestines au sein du groupe, Louis, qui a fait entrer dans la société un de ses employés, Emmanuel Letourneux, pour modérer son frère, ne parvient pas à ses fins. Las de ces conflits, il cède ses parts en 1926 à Julien, se retire de l’usine qu’il laisse en pleine prospérité et quitte également son mandat de maire de Sainte-Jamme-sur-Sarthe.

  • Vers la Société générale de fonderie

Il ne faudra que quelques mois pour que Julien et ses fils accumulent des résultats désastreux, malgré les conseils de Letourneux. Avant d’aller à la ruine, ils décident de céder l’industrie qui a vu se succéder trois générations de Chappée. L’entreprise est revendue à Jean Raty, gérant de la Société des hauts fourneaux de Saulnes en Lorraine, qui crée la Société générale de fonderie. Après la Seconde Guerre mondiale, l’usine d’Antoigné, intégrée à la Générale de fonderie, va pleinement profiter de la reconstruction et de l’augmentation du niveau de vie. Avec la généralisation du chauffage central, la production des radiateurs devient une excellente affaire. L’entreprise atteint 1 800 personnes dans les années 1960. Après la mécanisation des années 1959 et 1960, la production de radiateurs, principale production de l’usine, peut atteindre 400 000 éléments par an et l’usine est en pleine expansion. Toutefois, à cette période, l’entreprise achète des usines tous azimuts sans prendre en compte le développement du chauffage électrique et les conséquences du premier choc pétrolier L’usine va progressivement péricliter jusqu'à sa fermeture en 1984. L'Entreprise accorda des avantages: prévention des accidents,formation professionnelle,pension de retraite bien avant la création de la retraite légal en 1910,abondement d'un livret de caisse d'épargne,création d'une société de secours mutuel qui participe aux frais de santé et un service de garde d'enfants.


 
L’usine — extension et agrandissement entre le XVIIIe et le XXe siècle

 

  • La 23 : ce bâtiment a pris la dénomination de son année de construction (1923). Construit pour répondre aux besoins du chauffage central, il sera la force et la faiblesse de l’usine. Force, car il s’affirmera comme un outil de production particulièrement performant pour la fabrication de radiateur, mais aussi faiblesse, car la Générale de fonderie cantonnera Antoigné dans une fabrication mono-produit qui conduira à la fermeture de l’usine.
  • Cayenne : à l’origine de l’usine, Cayenne était une fonderie de première fusion qui traitait le minerai extrait de la Bazoge
  • venant à dos de mulets. Ultérieurement, l’atelier a été reconverti en chantier de « tuyaux debout », surnommé ainsi à cette époque par les ouvriers qui coulaient des tuyaux debout dans des fosses de 4 à 5 mètres de profondeur, correspondant à la hauteur des tuyaux. La chaleur, notamment lors du portage des poches de 150 kg de fonte en fusion, et la rudesse du travail dans cet atelier, ont fait l’assimiler au bagne de Cayenne où étaient déportés les prisonniers français au XIXe siècle.
  • Nouméa : à côté de Cayenne, Nouméa était également un chantier de tuyaux debout. En été, la température avoisinait les 40 à 50e dans la fosse. Le fondeur devait y descendre 40 fois par jour au moyen d’une simple échelle appuyée sur la paroi.
  • L’Élysée était un chantier beaucoup moins pénible. On y fabriquait des tuyaux de 60 ou de 40, plus faciles à mouler. En général, les ouvriers affectés à cet atelier n’étaient pas des fortes têtes et étaient moins forts physiquement que ceux de Cayenne ou Nouméa. Ces chantiers ont été fermés en 1944-1945.
  • Robinson : ce chantier fut monté pendant la Première Guerre mondiale pour la fabrication des obus. Situé sur la presqu’île de la Sarthe à laquelle on accédait par une passerelle, bien isolé au milieu des eaux paisibles de la Sarthe, il bénéficiait d’une protection naturelle.


 






    Voici la photo de nos 48 randonneurs(euses) du Jour

  Un GRAND MERCI à nos organisateurs de cette randonnée sur St Jamme-sur-Sarthe et Antoigné:  NICOLE, CHRISTIANE, DIDIER, BENEDICTE, CLAUDE.


Capture photos avec petit APN de poche *Si vous avez constaté des erreurs me le faire savoir merci
*Pour ceux qui désirent des photos en format "normal" ,je suis à votre disposition;
*Adresse mail: rando-libre72@gmail.com
*Photos sous copyright (Busson Jean-Guy) et D.R (droit réservé)

*Le copyright :trans-vidéo72 étant un D.R également de Mr Busson Jean-Guy.